Je dis ça...Je dis rien

Le 4ème pouvoir entre devoir d’information et respect de la vie privée.

Il a trompé sa femme, elle est accusée d’adultère, il renie ses enfants….ses enfants l’ont mises à la rue…il est homo….Et puis après?
De la cuisine interne de famille qui a toujours existé dans toutes les sociétés mais n’a jamais été autant étalée à l’appréciation du public.
Une certaine presse oublie que sa mission noble est l’obligation morale d’informer les citoyens et contribuer à l’encadrement de la société. Cette presse est entrain de se transformer en justicier de la ville pour devenir l’ennemi de la liberté individuelle, le gardien des moeurs et se substitue aux instances officielles dans la recherche de preuves pour la manifestation de la vérité.

Oui vous me direz presse d’investigation, mais l’investigation dans le champ restreint familial ne peut en aucun cas être un sujet d’information destiné au grand public. Cela relève des tribunaux et la presse n’a pas sa place dedans car toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter!
Je dis juste qu’il est imperatif de faire le distingo entre sujet d’information et sujet personnel. Le linge sale d’une famille ne peut se laver en public et les chances de reconciliation sont grandement plus importantes quand le conflit ne dépasse pas le cercle restreint des intimes.
Je dis rien, si, une question. Est-ce cela notre rôle de femmes et d’hommes des médias?

Najiba Jalal

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