Marrakech: Le Maroc mise sur l’alliance dessalement–technologies avancées pour bâtir son futur hydrique

Le Maroc mise résolument sur l’alliance entre dessalement de l’eau et technologies hydriques avancées pour sécuriser ses ressources et bâtir un futur résilient face au stress hydrique, ont souligné, lundi à Marrakech, des experts, lors d’un panel organisé en marge du 19e Congrès Mondial de l’Eau.

Ainsi, ce panel a permis de mettre en exergue les réalisations significatives du Royaume dans le domaine du dessalement de l’eau et l’intégration de solutions technologiques innovantes pour améliorer l’efficacité de la gouvernance des ressources hydriques au niveau national.
Les participants ont rappelé que le Maroc s’est hissé parmi les pays africains les plus avancés dans le développement de stations de dessalement, grâce à une stratégie volontariste fondée sur la diversification des sources, l’intégration des énergies renouvelables et l’optimisation énergétique des installations.
Ils ont soutenu que le recours accru au dessalement de l’eau, notamment à Casablanca, Agadir, Dakhla et Laâyoune, constitue un pilier majeur de la sécurité hydrique nationale, permettant de répondre aux besoins urbains, industriels et agricoles tout en limitant la pression sur les nappes souterraines.
Les panélistes ont, d’autre part, mis en avant l’importance de l’usage de technologies avancées, telles que l’osmose inverse à haute performance, la digitalisation des réseaux hydrauliques, les systèmes de télémétrie et les solutions d’Intelligence artificielle (IA), qui permettent d’anticiper la demande, d’optimiser la distribution et de réduire les pertes en eau.
« Ces innovations contribuent à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire les coûts de production et à renforcer la durabilité des infrastructures hydriques, tout en favorisant le développement d’écosystèmes industriels spécialisés dans les solutions innovantes pour l’eau », ont-ils enchaîné.
Les experts ont également insisté sur l’importance de consolider l’économie circulaire de l’eau, via le réemploi des eaux usées traitées, la récupération d’énergie dans les stations de dessalement et la valorisation des saumures, contribuant ainsi à la transition hydrique du Maroc.
Ils ont, par ailleurs, plaidé pour le renforcement des capacités techniques, la promotion de partenariats public-privé et l’intégration des startups hydrotech afin de soutenir l’innovation et la gestion optimale de cette ressource vitale.
Enfin, les intervenants ont rappelé que « le succès de l’expérience marocaine repose sur un alignement stratégique entre infrastructures hydriques, énergies renouvelables et technologies numériques, garantissant la résilience du Royaume face aux défis climatiques ».
Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Congrès Mondial de l’Eau, coorganisé jusqu’au 5 décembre par le ministère de l’Équipement et de l’Eau et l’Association Internationale des Ressources en Eau (IWRA), se veut l’occasion d’explorer des solutions innovantes, des stratégies et des approches adaptatives pour les ressources en eau dans un monde en changement permanent.
Au programme de cette 19e édition, figurent une table ronde ministérielle, quatre panels de haut niveau, plus de 140 sessions techniques animées par des experts internationaux, des événements parallèles pour approfondir des thématiques spécialisées et un vaste espace d’exposition dédié à la présentation des technologies et des projets hydriques innovants.
Les travaux de cet événement d’envergure seront sanctionnés par la « Déclaration de Marrakech », un appel collectif réunissant décideurs, scientifiques et praticiens pour renforcer le lien entre science, politique et action et accélérer la mobilisation mondiale pour la préservation de l’eau.
La rédaction/Le7tv



