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Nezha El Ouafi recadre Benkirane après son dérape à propos d’Emmanuel Macron et ses insultes des Marocains: Quand l’outrance prend le pas sur l’intérêt national et tente d’anéantir les victoires de la Diplomatie Marocaine 

Il y a des moments où le silence serait préférable à l’irresponsabilité. Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement et secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD), vient une nouvelle fois de franchir la ligne rouge. Lors d’un meeting tenu à l’occasion du 1er mai, il a cru bon de s’attaquer de manière grotesque et injurieuse au Président de la République Française, Emmanuel Macron. Une sortie indigne, dangereuse et profondément nuisible aux intérêts stratégiques du Maroc.

Ce n’est pas la première fois que Benkirane joue avec le feu diplomatique pour flatter une base militante en perte de vitesse. Mais cette fois, l’ancien tribun a abandonné toute retenue, sombrant dans la provocation gratuite, en prétendant défendre la cause palestinienne. Ce faisant, il ne défend ni la Palestine, ni le Maroc : il piétine l’un comme l’autre. Car insulter un chef d’État d’un pays allié, partenaire historique et soutien constant dans des dossiers vitaux comme celui du Sahara Marocain, ce n’est pas du courage politique : c’est de la bêtise stratégique.

Nezha El Ouafi, la voix de la raison dans un océan de démagogie:

Face à cette dérive préoccupante, une voix s’est élevée avec calme mais fermeté : celle de Nezha El Ouafi. Dans une déclaration empreinte de dignité et de lucidité, l’ancienne ministre a rappelé à Benkirane, que le patriotisme ne se mesure pas à la violence verbale, mais à la capacité à servir intelligemment son pays.

Elle a dénoncé un « sarcasme inapproprié » qui ne fait qu’amoindrir la crédibilité diplomatique du Maroc, à un moment où notre pays a plus que jamais besoin d’alliances solides et de partenaires fiables. Son message est limpide : on ne construit pas une position internationale à coups de discours populistes et d’insultes en meeting.

Un leader déchu, un parti à la dérive:

La sortie de Benkirane n’est pas un dérapage isolé. Elle s’inscrit dans un pattern de régression verbale et politique inquiétant. Jadis figure de proue d’un PJD crédible, Benkirane s’est mué en caricature de lui-même, prisonnier de son propre style oratoire, devenu archaïque, agressif et déconnecté des exigences d’un discours d’État.

Le PJD, autrefois laboratoire de réflexion et d’engagement national, apparaît aujourd’hui comme un espace livré à l’amateurisme, au ressentiment et à l’instrumentalisation politique de causes nobles. La défense de la Palestine, que tous les Marocains portent dans leur cœur, ne saurait être un prétexte à l’humiliation diplomatique et à la provocation internationale.

Quand le verbe trahit la nation:

Le Maroc a bâti sa diplomatie sur la sagesse, la fermeté tranquille et la loyauté à ses principes fondamentaux. En s’en prenant au président Macron de manière aussi outrancière, Benkirane a insulté non seulement un chef d’État allié, mais aussi l’intelligence collective du peuple marocain. Il a foulé aux pieds l’élégance diplomatique marocaine, préférant la clameur des tribunes à la stratégie des salons feutrés où se décident les équilibres internationaux.

Il est grand temps que des voix au sein du PJD — et dans le paysage politique marocain tout entier — s’élèvent pour dire stop à cette fuite en avant. Car ce ne sont pas les envolées stériles qui font avancer une cause, mais l’action cohérente, respectueuse et alignée sur l’intérêt supérieur du Royaume.

Le Maroc mérite mieux que la gesticulation:

Le Maroc d’aujourd’hui est une puissance régionale qui dialogue avec les grands, défend ses intérêts avec détermination, et agit dans le cadre d’une diplomatie clairvoyante, portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Les outrances de Benkirane n’ont pas leur place dans ce tableau. Elles l’affaiblissent. Elles l’humilient. Et elles doivent être dénoncées pour ce qu’elles sont : des actes irresponsables d’un homme enfermé dans sa nostalgie d’un passé révolu.

Le patriotisme n’est pas un spectacle. Il est exigence, discipline, et fidélité à la grandeur de son pays. Benkirane ferait bien de s’en souvenir ou de se taire pour toujours.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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