La presse écrite, va-t-elle disparaître?

Mohamed Berrada, ancien directeur général de Sapress a été l’invité du Forum de la MAP sur un thème qu’il maîtrise parfaitement : L’avenir de la presse écrite.
Selon M. Berrada, il est impératif d’inscrire la mise à niveau de l’entreprise de presse dans l’esprit du nouveau modèle de développement auquel aspire le Maroc et a insisté sur l’urgence de faire émerger une nouvelle génération d’entreprises de presse moderne.
Et c’est en expliquant l’importance du rôle de la presse papier pour accompagner les chantiers actuels que M. Berrada a exprimé le voeu de voir la question des médias bénéficier d’une attention particulière, y compris dans l’agenda de la commission spéciale chargée du modèle de développement.
Pour M.Berrada, les mutations sociales ont eu pour effet d’influer nettement les centres d’intérêt et les tendances des lecteurs, plutôt connectés à l’information express, à la photo, à la vidéo et à l’interaction rapide, souvent sans recherche des détails.
selon lui, jusqu’à l’âge d’or de la presse nationale durant les deux dernières décennies du 20ème siècle, les ventes de journaux totalisaient 500.000 exemplaires par jour, avant de chuter pour atteindre 120.000.
Qualifiant ces chiffres de “choquants”, Mohamed Berrada a en tout cas relevé qu’en dépit des moyens limités, les journaux nationaux ont joué des rôles honorables sur le front de la défense des intérêts supérieurs de la nation, en termes de mobilisation et d’encadrement.
Côté presse en ligne, il a regretté la tendance à la prolifération des journaux électroniques dont le nombre dépasse les 400.
Ce débat a été l’occasion pour lancer un appel à la tenue des Etats Généraux de la presse, un rendez-vous décrit par Mme Bahia Amrani présidente de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, comme un espace de débat ouvert sur les questions de l’édition et de la distribution des journaux, ainsi que sur les obstacles qui entravent le secteur.
Mohamed Berrada avait suivi au début des années 1970 une formation de journaliste dans plusieurs instituts supérieurs de journalisme en France avant de publier le journal “correspondances de la presse”. En 1977, il a fondé Sapress, considérée comme la première société nationale de distribution et de l’édition et le plus grand établissement dans ce domaine au monde arabe et en Afrique.

vous pourriez aussi aimer Plus d'articles de l'auteur

Les commentaires sont fermés.