Le périple de l’Aquarius, la politique migratoire de l’UE remise en question

CAPTION CORRECTS THE NAME OF THE BOAT FILE - In this Aug. 29, 2017 file photo, African migrants float on a wooden boat next to a rescue ship during a search and rescue operation conducted by SOS Mediterranee's Aquarius ship and MSF (Doctors Without Borders) NGOs, in the Mediterranean Sea, north of Libyan coast. On Monday, June 11, 2018 Italy and Malta dug in for a second day and refused to let the rescue ship Aquarius with 629 people aboard dock in their ports, leaving the migrants at sea as a diplomatic standoff escalated under Italy's new anti-immigrant government. (AP Photo/Darko Bandic, file)
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Après avoir passé une semaine sur les eaux de la Méditerranée, les 629 migrants secourus par l’Aquarius sont arrivés dimanche 17 juin à l’aube à Valence, dans l’est de l’Espagne.
Pour ces ressortissants, en majorité africains, venant du Soudan, d’Algérie et du Nigéria, l’arrivée à Valence après 1500 kilomètres de trajet représentait un soulagement inespéré.
Un voyage particulièrement éprouvant durant lequel 450 hommes, 80 femmes, 89 adolescents et 11 enfants, secourus au large de la Libye dans la nuit du 9 au 10 juin, ont généré des tensions politiques et des interrogations à propos de la question migratoire au sein de l’UE.
Le refus de l’Italie et de son ministre de l’Intérieur d’accueillir les migrants de l’Aquarius a fait sujet de nombreuses critiques notamment de la part du président français Emmanuel Macron qui a dénoncé la «part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien»
De plus, près de la moitié des 630 migrants secourus par l’Aquarius et arrivés dimanche dans le port espagnol de Valence veulent demander l’asile en France, a annoncé lundi 18 juin le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez. Le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), Pascal Brice, a indiqué qu’une de ses équipes se rendrait prochainement à Valence. « Dès lors que les autorités espagnoles nous auront fait connaître le nombre de personnes concernées, une équipe de l’Ofpra se rendra sur place pour mener les entretiens et s’assurer que les personnes relèvent bien du droit d’asile »

Sofia Ammor

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