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Washington tend la main à Nouakchott, Alger s’agite : la panique d’un régime algérien figé face à la montée en puissance de la Mauritanie

L’invitation adressée au président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour participer le 9 juillet à un sommet restreint à Washington, aux côtés de quatre autres chefs d’État africains, a provoqué un discret séisme diplomatique… du moins à Alger. Car si cet événement, à première vue, s’inscrit dans une dynamique de coopération économique, il revêt en réalité une signification géopolitique majeure : celle d’une Mauritanie qui affirme calmement mais fermement son autonomie stratégique, et d’un partenariat en gestation avec les États-Unis qui redessine les équilibres régionaux.

Alger, dont l’obsession du Maroc tourne à la paranoïa diplomatique, voit d’un très mauvais œil ce rapprochement entre Nouakchott et Washington. Le régime algérien, habitué à considérer le Sahel comme sa chasse gardée et à instrumentaliser les alliances idéologiques figées de la Guerre froide, se retrouve soudain marginalisé par une dynamique de coopération nouvelle, fondée sur la stabilité, la crédibilité et le pragmatisme. Autant de notions qui semblent aujourd’hui étrangères à une diplomatie algérienne engluée dans ses dogmes.

Alors que le président Ghazouani s’apprête à prendre place à la table des partenaires stratégiques de Washington, la rhétorique algérienne s’enlise dans la peur et l’agitation. Cette peur n’est pas feinte : voir la Mauritanie devenir un interlocuteur sérieux des États-Unis, c’est pour Alger la crainte de perdre un levier d’influence dans la région, d’autant plus que Nouakchott a toujours refusé de s’aligner aveuglément sur les diktats algéro-polisariens, notamment sur la question du Sahara marocain.

Le sommet de Washington, voulu par l’administration Trump puis repris par ses successeurs, repose sur une vision de l’Afrique libérée des logiques de dépendance. Il privilégie les partenariats équilibrés, les investissements, et la reconnaissance des pays capables de se prendre en main, selon les mots du secrétaire d’État Marco Rubio. Une vision qui séduit la Mauritanie, forte d’une politique intérieure apaisée et d’une diplomatie mesurée. Une vision qui, en revanche, met à nu les limites du discours algérien, fait de revendications sans projets, de tensions sans solutions, et d’un soutien aveugle à des causes perdues.

À Nouakchott, on voit dans cette invitation une validation internationale du leadership du président Ghazouani, mais aussi une occasion de renforcer la voix mauritanienne sur les grands dossiers du continent, notamment celui du Sahara, où la neutralité constructive de la Mauritanie tranche avec l’hostilité bruyante et stérile d’Alger.

Ce qui inquiète Alger, au fond, ce n’est pas la coopération entre la Mauritanie et les États-Unis. Ce qui l’effraie, c’est d’être reléguée au second plan d’une nouvelle géopolitique africaine où les discours vides ne suffisent plus, où l’influence ne se décrète plus par la force mais se construit par la crédibilité.

Et dans cette recomposition régionale, la Mauritanie avance à pas sûrs, pendant que le régime algérien s’enferme dans ses vieilles peurs. Une scène qui en dit long sur l’avenir.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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