Le « Clown d’Alger » nous fait encore rire : L’Algérie est devenue membre du G20 !
un article de Abderrazzak Boussaid

Ce vendredi soir, l’Algérie a encore offert au monde un spectacle gratuit digne d’un cirque itinérant. Abdelmadjid Tebboune, alias « le Clown d’Alger », s’est une fois de plus illustré lors de sa rencontre télévisée avec les médias algériens. Fidèle à son style burlesque, entre improvisation maladroite et invention de chiffres délirants, le président de façade a réussi à surpasser ses propres records de mensonges en annonçant que… l’Algérie serait désormais membre du G20 !…Rien que ça.
Dans la salle, même les micros semblaient étouffer un rire nerveux, incapables de supporter une telle énormité. À défaut de pain pour le peuple, le régime militaire offre du cirque. Car après avoir inventé des taux de croissance lunaires, des exportations imaginaires et des réserves de change miraculeuses, voici venu le temps de l’adhésion fictive au club des vingt plus grandes puissances économiques mondiales.
Abdelmadjid Tebboune semble poursuivre son numéro favori : vendre des illusions à un peuple déjà étranglé par la misère. Mais derrière cette mise en scène grotesque, la vérité des chiffres révèle une économie en état de coma dépassé.
Car enfin, de quelle puissance économique parle le « Clown d’Alger » ?… D’un pays où les caisses de l’État ne survivent que par la rente pétrolière qui fluctue au gré du marché international ?… D’un pays incapable de diversifier son économie depuis 60 ans, où la moindre baisse du prix du baril fait trembler tout le système ?
Pendant que Tebboune bricole des fantasmes de grandeur, la réalité frappe de plein fouet :
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Une monnaie nationale effondrée, le dinar, réduit en confettis face aux devises étrangères.
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Un chômage endémique qui touche surtout la jeunesse, sacrifiée par un régime dont le seul projet est la répression et la propagande.
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Des importations massives jusque dans les produits de base, preuve que l’Algérie ne produit presque rien, si ce n’est du gaz et du pétrole.
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Un tissu industriel fantôme, dévasté par la corruption et l’incompétence des généraux.
Et pourtant, malgré cet océan de faillites, Tebboune ose bomber le torse et se rêver en égal de Trump ou Xi Jinping. À ce rythme, sa prochaine invention sera peut-être l’entrée de l’Algérie dans la conquête imminente de Mars !
En vérité, il ne s’agit pas d’un discours présidentiel mais d’un spectacle clownesque raté, une tentative désespérée de masquer la banqueroute d’un pays pris en otage par une junte militaire. Le peuple, lui, n’a que faire de ces contes grotesques et hilarants : il réclame du pain, de la dignité et un avenir, pas des billets gratuits pour assister à ce cirque permanent.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



