Les dangereuses dérives du régime militaire Algérien : Quand Tebboune menace la souveraineté Tunisienne

Le pouvoir algérien vient de franchir un nouveau cap dans sa dérive diplomatique. À l’occasion de son entretien télévisé du 27 juillet 2026, le Président Abdelmadjid Tebboune (le mal-nommé) a tenu des propos qui ont provoqué une onde de choc en Tunisie, où de nombreuses voix politiques, diplomatiques et médiatiques y voient une ingérence inacceptable dans les affaires d’un État souverain.
Sous couvert de solidarité régionale, le chef de l’État algérien a multiplié les déclarations aux accents belliqueux. « Celui qui touche la Tunisie nous touche », a-t-il lancé, avant d’affirmer que « l’on veut isoler la Tunisie de l’Algérie pour pouvoir la manger facilement ». Plus grave encore, son avertissement aux Tunisiens selon lequel « celui qui ramènera le terrorisme en Tunisie, nous détruirons la tente de ses parents », expression populaire à forte connotation menaçante, a suscité une profonde indignation bien au-delà des frontières algériennes.
Ces déclarations traduisent une vision inquiétante des relations entre États. Au lieu de respecter le principe fondamental de souveraineté nationale, le pouvoir algérien donne l’impression de considérer la Tunisie comme une zone d’influence relevant de sa propre sécurité intérieure. Une posture qui heurte de nombreux Tunisiens, attachés à l’indépendance de leur pays conquise au prix de lourds sacrifices.
De nombreux responsables politiques, anciens diplomates, juristes et observateurs tunisiens ont dénoncé un ton jugé paternaliste, condescendant et incompatible avec les règles élémentaires de la diplomatie. Pour eux, Abdelmadjid Tebboune ne s’est pas exprimé comme le président d’un État voisin et partenaire, mais comme s’il détenait un droit de regard sur les décisions souveraines de Tunis.
Cette polémique ravive également les inquiétudes autour de l’accord de coopération militaire signé entre Alger et Tunis en octobre 2025. Déjà controversé lors de sa conclusion, ce texte avait été critiqué par une partie de la classe politique tunisienne qui craignait qu’il ne porte atteinte à la pleine souveraineté nationale. Les propos du président algérien viennent aujourd’hui alimenter ces craintes et conforter ceux qui redoutent une volonté d’étendre l’influence d’Alger sur les choix stratégiques tunisiens.
Au-delà de la Tunisie, cet épisode illustre une nouvelle fois les méthodes d’un régime algérien régulièrement accusé par ses détracteurs de privilégier les démonstrations de force, les discours de confrontation et les postures intimidantes au détriment d’une véritable diplomatie fondée sur le respect mutuel et la coopération entre États souverains.
Alors que les peuples du Maghreb aspirent à davantage d’intégration, de prospérité et de stabilité, les déclarations martiales ne peuvent qu’alimenter les tensions et fragiliser davantage une région déjà confrontée à de nombreux défis sécuritaires et économiques.
Beaucoup de Tunisiens regrettent aujourd’hui l’absence d’une réaction officielle ferme de leurs autorités pour rappeler un principe pourtant intangible en droit international : la Tunisie est un État pleinement souverain, libre de ses choix politiques, diplomatiques et sécuritaires, et nul, quel que soit son voisin ou son poids régional, ne peut parler ou décider en son nom.
Les relations entre États ne sauraient être fondées sur les menaces voilées, les démonstrations de puissance ou les discours paternalistes. Elles doivent reposer sur le respect absolu de la souveraineté, de l’égalité entre les nations et de la non-ingérence. En s’écartant de ces principes, le pouvoir algérien prend le risque d’isoler davantage son pays sur la scène régionale et d’alimenter une méfiance croissante jusque chez ses voisins les plus proches.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



