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Genève: Le Maroc réaffirme que la lutte contre la corruption est indissociable de la protection des Droits Humains

À l’occasion de la 62ᵉ session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, tenue à Genève, le Royaume du Maroc a réaffirmé son engagement en faveur d’une approche globale de la lutte contre la corruption, considérant que celle-ci constitue avant tout une condition essentielle à la protection des droits fondamentaux et au renforcement de l’État de droit.

Intervenant lors d’un événement parallèle consacré au thème « Protéger les droits de l’Homme par la prévention de la corruption », le Délégué ministériel chargé des droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a souligné que la communauté internationale évolue désormais vers une compréhension plus large du phénomène de la corruption, qui dépasse les seules dimensions administratives, économiques ou pénales.

Selon le responsable marocain, les effets de la corruption se traduisent directement par une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens. En limitant l’accès équitable à la justice, à l’éducation, aux soins de santé, à l’emploi ou encore aux services publics, elle compromet l’égalité des chances, fragilise la confiance envers les institutions et accentue les fractures sociales, tout en freinant les efforts de développement durable.

Mohamed El Habib Belkouch a rappelé que les populations les plus vulnérables demeurent les premières victimes de ces pratiques. Les femmes, les enfants ainsi que les catégories socialement marginalisées subissent de manière disproportionnée les conséquences des détournements de ressources publiques, chaque acte de corruption privant les politiques sociales de moyens indispensables au financement des écoles, des hôpitaux ou des programmes de protection sociale.

Face à cette réalité, le Maroc a plaidé en faveur d’une stratégie reposant prioritairement sur la prévention. Pour Rabat, prévenir la corruption constitue l’un des leviers les plus efficaces pour garantir le respect des droits humains, renforcer la transparence des institutions publiques et consolider la confiance des citoyens dans l’action de l’État.

Le représentant marocain a rappelé que cette vision s’inscrit pleinement dans les principes consacrés par la Convention des Nations unies contre la corruption, la Déclaration de Marrakech sur la prévention de la corruption ainsi que les différentes décisions adoptées par la Conférence des États parties à cette convention.

Il a également mis en avant les avancées réalisées au sein du Conseil des droits de l’Homme, notamment à travers la résolution 59/6 adoptée en juillet 2025, qui reconnaît explicitement que la promotion des droits humains et la prévention de la corruption poursuivent des objectifs complémentaires et se renforcent mutuellement.

Dans cette perspective, Mohamed El Habib Belkouch a insisté sur le rôle déterminant de plusieurs principes démocratiques dans la prévention de la corruption, notamment la transparence de l’action publique, le droit d’accès à l’information, la participation citoyenne, la liberté d’expression, la reddition des comptes ainsi que le respect de l’État de droit, considérés comme autant de garanties indispensables pour bâtir des institutions intègres et responsables.

En conclusion, le responsable marocain a appelé à une coopération accrue entre les institutions nationales de lutte contre la corruption, les organismes de promotion des droits de l’Homme, les mécanismes de suivi des engagements internationaux ainsi que les organisations de la société civile. Il a également plaidé pour une meilleure articulation entre les différents cadres multilatéraux, qu’il s’agisse des travaux conduits à Genève sur les droits de l’Homme, des mécanismes de la Convention des Nations unies contre la corruption à Vienne ou encore du suivi des Objectifs de développement durable à New York.

À travers cette intervention, le Royaume du Maroc réaffirme sa conviction que la bonne gouvernance, l’intégrité publique et la protection effective des droits humains constituent les fondements d’un développement inclusif, durable et respectueux des aspirations des citoyens.

La rédaction/Le7tv

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