Sénat Américain: Ted Cruz ravive le dossier explosif sur le terrorisme du Polisario et met en cause l’Algérie

Le débat autour des agissements des milices terroristes du Polisario a franchi un nouveau cap à Washington. Lors d’une audition consacrée à la lutte contre le terrorisme en Afrique, le sénateur américain Ted Cruz a relancé avec force les accusations visant ce mouvement, pointant du doigt ce qu’il décrit comme une menace croissante pour la stabilité régionale, alimentée en arrière-plan par le régime militaire algérien.
Dans une intervention particulièrement ferme, l’élu texan n’a pas mâché ses mots, accusant le Polisario d’être devenu bien plus qu’un simple acteur séparatiste. Selon lui, il s’agirait désormais d’un relais opérationnel au service de stratégies d’influence étrangères, notamment iraniennes, dans la région sahélo-saharienne. Une évolution jugée préoccupante dans un contexte déjà marqué par la prolifération de groupes armés et de réseaux transfrontaliers.
Le sénateur a évoqué des soupçons de transferts d’armes, de drones et de soutien logistique qui viendraient renforcer les capacités de nuisance du mouvement, tout en l’inscrivant dans une logique de déstabilisation régionale plus large. Il a même comparé cette dynamique à celle observée au Moyen-Orient, estimant que certains acteurs chercheraient à reproduire en Afrique des schémas déjà éprouvés ailleurs.
Au cœur de ces accusations figure également le rôle d’Alger, que plusieurs voix à Washington accusent de soutenir politiquement et logistiquement le Polisario, contribuant ainsi à maintenir une zone de tension permanente aux portes du Sahel. Cette situation alimente, selon ces analyses, un climat propice aux dérives sécuritaires, aux trafics et aux connexions avec des réseaux extrémistes.
Dans ce contexte, Ted Cruz a rappelé son initiative législative visant à examiner officiellement la possibilité d’inscrire le Polisario sur la liste américaine des organisations terroristes. Une démarche qui, si elle aboutit, pourrait marquer un tournant majeur dans le traitement international de ce dossier.
Du côté du Département d’État, des responsables ont confirmé suivre de près ces développements, reconnaissant que la région sahélo-saharienne reste un espace vulnérable, où s’entrecroisent menaces sécuritaires, influences étrangères et instabilités chroniques.
Au-delà des déclarations, cette séquence illustre une inflexion notable du regard porté à Washington sur ce conflit. Ce qui relevait jusqu’ici essentiellement du registre diplomatique tend désormais à être abordé sous l’angle sécuritaire, avec des implications potentiellement lourdes pour les équilibres régionaux.
Dans ce climat tendu, les accusations portées contre le Polisario et ses soutiens relancent un débat brûlant : celui de la responsabilité des acteurs étatiques et non étatiques dans la déstabilisation d’une région déjà fragilisée, et des réponses que la communauté internationale est prête à y apporter.



