Début du blocus Américain contre l’Iran : Une escalade aux conséquences mondiales

Un tournant majeur s’annonce dans la crise opposant Washington à Iran. Les États-Unis ont annoncé l’entrée en vigueur, dès ce lundi, d’un blocus maritime visant les ports iraniens, après l’échec des négociations tenues à Islamabad.
Selon les autorités américaines, cette mesure prendra effet à 14h00 GMT et concernera l’ensemble des navires à destination ou en provenance des ports iraniens. Donald Trump a confirmé ce calendrier, précisant que l’opération débutera à 10h00 heure de Washington, via un message publié sur la plateforme Truth Social.
Cette décision brutale, combinée à l’impasse diplomatique, a immédiatement ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en énergie. Les marchés ont réagi sans attendre : le prix du baril de pétrole a franchi de nouveau la barre des 100 dollars, avec une hausse de plus de 7 % pour le Brent et de plus de 8 % pour le brut américain.
L’échec des discussions entre Washington et Téhéran, après plus de vingt heures de négociations, fait craindre une reprise des hostilités. Le conflit, qui a déjà fait plus de 6.000 morts en Iran, continue de peser lourdement sur l’économie mondiale.
Dans la foulée, Donald Trump a également évoqué un contrôle strict du stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et du gaz. Toutefois, le commandement militaire américain a précisé que les navires non liés à l’Iran pourront continuer à circuler.
Par ailleurs, le président américain a affirmé sur Fox News que plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, pourraient intervenir pour neutraliser les mines marines posées dans la zone, sans détailler les modalités de cette opération.
Face à cette montée de pression, Téhéran a rapidement réagi. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assuré que son pays ne céderait pas aux menaces, tandis que les Gardiens de la Révolution ont averti que toute escalade pourrait entraîner des conséquences graves dans le détroit d’Ormuz. Dans ce climat de défiance généralisée, la perspective d’une désescalade semble plus incertaine que jamais.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



