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Tanger: La jeunesse Africaine au coeur des débats sur les technologies et l’innovation

La jeunesse Africaine et son rôle dans l’économie numérique ont été au centre des discussions lors du Symposium Continental de la Jeunesse, tenu mardi à Tanger, sous le thème “Les jeunes Africains à l’avant-garde des technologies, de l’innovation, de la souveraineté et de l’emploi à l’ère numérique”.

Organisé par l’Union Panafricaine de la Jeunesse et la Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA-ONU), cet événement, initié en marge de la 58e session de la CEA, a réuni des jeunes leaders africains, des décideurs politiques, des experts ainsi que des partenaires au développement.

Cette rencontre a constitué une plateforme de dialogue de haut niveau permettant aux jeunes participants d’échanger directement avec les responsables de la CEA autour des enjeux liés aux technologies de pointe, à la souveraineté numérique et à la création d’emplois.

Les discussions ont porté notamment sur les défis auxquels fait face la jeunesse africaine dans l’écosystème numérique, en particulier l’accès aux opportunités, aux financements et aux compétences digitales, ainsi que sur les moyens de renforcer leur participation dans les processus de prise de décision.

S’exprimant à cette occasion, le président de l’Union panafricaine de la jeunesse, Moumouni Dialla, a salué l’engagement du Maroc en faveur de la jeunesse africaine, mettant en avant l’accueil et l’accompagnement ayant permis la tenue de cet événement continental, en vue de renforcer le dialogue entre les jeunes, les décideurs et les partenaires autour des enjeux de l’économie numérique.

Il a souligné que la jeunesse constitue un levier central du développement du continent, insistant sur la nécessité d’adapter les politiques publiques aux mutations actuelles, marquées par l’essor des technologies et de l’innovation, devenues, selon lui, des moteurs incontournables de transformation économique.

M. Dialla a, dans ce sens, appelé les gouvernements africains et leurs partenaires à investir davantage dans la formation des jeunes, en particulier dans les compétences technologiques et numériques, relevant que “le progrès économique ne saurait se faire sans la maîtrise de la technologie et de l’innovation”.

Il a, par ailleurs, exhorté les jeunes participants à formuler des recommandations concrètes et réalisables à l’issue du symposium, en vue de contribuer à l’édification d’une Afrique compétitive et souveraine, tout en appelant à une mobilisation collective pour répondre efficacement aux aspirations de la jeunesse du continent.

Pour sa part, la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc, Ilaria Carnevali, a mis en avant le poids démographique du continent africain, caractérisé par une population majoritairement jeune, estimant qu’il s’agit d’un “atout compétitif majeur” pour l’Afrique.

Cette réalité, a-t-elle relevé, représente un potentiel considérable en matière de talents, de créativité et d’innovation, appelant dans ce sens à renforcer les opportunités économiques et à lutter contre le chômage des jeunes.

La responsable onusienne a souligné que les jeunes africains ne sont pas seulement les bénéficiaires des politiques publiques, mais déjà les “architectes des systèmes de demain”, mettant en avant leur rôle central dans l’innovation, notamment dans les secteurs du numérique, de la fintech et de l’agritech.

Elle a également insisté sur les enjeux de souveraineté numérique, qu’elle a définis comme une question liée à la propriété des infrastructures, des standards et de la valeur générée par les données, affirmant, en outre, que les jeunes Africains sont “les moteurs de l’innovation et de la création d’emplois”.

La responsable a, dans ce sens, appelé les partenaires au développement à leur garantir un meilleur accès au financement, aux compétences et aux cadres réglementaires adaptés afin de leur permettre de façonner l’avenir numérique et vert du continent.

Ces échanges interviennent en marge de la 58e session de la CEA (28 mars-3 avril), placée sous le thème “Croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe au service de la transformation économique de l’Afrique”, qui réunit ministres africains, décideurs politiques, partenaires au développement, chercheurs et représentants du secteur privé autour des grands enjeux économiques et de développement du continent. 

Tout au long des travaux de cette session, les ministres, les gouverneurs des banques centrales, les décideurs politiques, les dirigeants du secteur privé et les partenaires au développement analyseront comment les technologies de pointe, notamment l’Intelligence artificielle, les infrastructures publiques numériques et les systèmes de données avancés, peuvent stimuler la productivité, la diversification économique et la transformation structurelle des économies africaines.

Les discussions aboutiront à des recommandations ministérielles sur la souveraineté numérique, la gouvernance des données, la croissance tirée par l’innovation et l’investissement dans les infrastructures numériques et énergétiques.

La rédaction/Le7tv

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