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Scandale de la CAF et de sa « justice » à deux vitesses ; ou quand l’affaire Al Ahly ravive les soupçons de favoritisme et d’influence douteuse

Un nouveau tollé secoue le football africain et met une nouvelle fois en cause la crédibilité des instances disciplinaires de la Confédération Africaine de Football. Au cœur de la polémique : la gestion pour le moins expéditive du dossier du club égyptien Al Ahly par la commission d’appel de la CAF, qui a décidé d’examiner en urgence son recours contre une sanction disciplinaire. Une célérité inhabituelle qui alimente de graves soupçons de favoritisme et de “deux poids, deux mesures” au sein de l’instance continentale.

Tout commence lorsque la commission de discipline de la CAF inflige au géant du Caire une sanction de deux matchs à huis clos, dont un avec sursis, assortie d’une amende. Cette décision impliquait que le match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF se dispute sans public.

Mais coup de théâtre : la commission d’appel décide soudainement d’examiner le recours introduit par Al Ahly SC le 17 mars 2026, soit à peine quelques jours avant le match retour prévu le 21 mars au Caire. Une rapidité rarissime dans les procédures disciplinaires de la CAF, où les recours prennent habituellement des semaines, voire des mois, avant d’être examinés.

Cette précipitation devient encore plus troublante lorsqu’on la compare à d’autres dossiers pendants devant la même commission. Le même jour, celle-ci doit en effet examiner un appel lié à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 entre l’Équipe du Maroc de football et l’Équipe du Sénégal de football.

Pourtant, ce match s’est disputé le 18 janvier 2026, et les décisions disciplinaires avaient été rendues le 28 janvier. Malgré cela, l’examen de l’appel a été repoussé pendant plusieurs semaines. À l’inverse, le dossier d’Al Ahly semble avoir bénéficié d’un traitement express, examiné en quelques jours à peine.

Pour de nombreux observateurs, la comparaison est accablante : quand certains dossiers stagnent pendant des semaines, celui d’Al Ahly semble bénéficier d’une voie rapide au sein des couloirs de la CAF.

Selon plusieurs sources proches des cercles du football africain, cette accélération n’aurait rien d’anodin. Des pressions et interventions douteuses auraient été exercées en interne afin d’obtenir une audience rapide avant la rencontre décisive du 21 mars.

L’objectif serait clair : tenter d’annuler la sanction de huis clos afin de permettre à Al Ahly SC de disputer son match crucial devant un stade plein au Caire, avec le soutien massif de ses supporters.

Si ces informations se confirment, elles poseraient un problème majeur : celui d’une justice sportive qui pourrait être influencée par le poids politique et sportif de certains clubs.

La crédibilité de la CAF de plus en plus fragilisée:

Cette affaire remet brutalement sur la table un débat récurrent dans le football africain : celui de l’équité réelle des décisions disciplinaires prises par la Confédération Africaine de Football.

Depuis plusieurs années, de nombreuses voix dénoncent l’existence de réseaux d’influence et de lobbies capables de peser sur certaines décisions au sein des structures de la CAF. L’affaire Al Ahly risque de renforcer ces accusations et d’alimenter la défiance d’une partie du continent envers les organes disciplinaires de l’instance.

Dans un contexte où le football africain aspire à davantage de professionnalisme et de crédibilité internationale, ce nouvel épisode risque de laisser des traces profondes. Car au-delà du simple dossier d’un club, une question essentielle s’impose désormais dans les milieux du football africain : La justice de la CAF est-elle réellement la même pour tous, ou certains clubs bénéficient-ils d’un traitement privilégié dans les coulisses du pouvoir sportif africain ?

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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