Sahara Marocain : Des discussions stratégiques engagées à Washington autour de la résolution 2797

Des consultations diplomatiques d’envergure sont actuellement en cours à Washington concernant l’application de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, considérée comme un cadre central pour la poursuite du processus politique relatif au Sahara marocain.
L’information a été confirmée par le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors de son briefing quotidien. Il a indiqué que des échanges substantiels se tiennent dans la capitale américaine, un choix de lieu qui souligne le rôle déterminant des États-Unis dans ce dossier. Washington est en effet le « penholder » des résolutions du Conseil de sécurité sur cette question, c’est-à-dire le pays chargé d’en rédiger et d’en piloter les textes.
Les discussions sont menées conjointement par Staffan de Mistura, Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, et par l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz. Cette coordination étroite entre les Nations unies et les États-Unis traduit une volonté d’impulser une nouvelle dynamique au processus politique.
La résolution 2797 appelle à la recherche d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable, fondée sur le compromis. L’objectif des concertations en cours est précisément d’explorer les voies concrètes permettant de traduire ces principes en avancées tangibles.
Le contexte est qualifié de sensible par les Nations unies. Stéphane Dujarric a souligné que Staffan de Mistura privilégie une approche marquée par la discrétion, évitant toute communication prématurée afin de préserver la sérénité des échanges. Cette méthode vise à créer un climat propice à des discussions franches sur les points encore en suspens.
Même si peu d’éléments ont été rendus publics quant au contenu précis des négociations, la tenue de ces réunions à Washington est interprétée par plusieurs observateurs comme un signal d’intensification des efforts diplomatiques. L’implication directe de l’ambassadeur américain renforce l’idée d’une volonté d’accélérer le processus et d’encourager l’ensemble des parties à s’engager de manière constructive.
À ce stade, les tractations se poursuivent loin des déclarations publiques. Les prochains développements dépendront de la capacité des différents acteurs à transformer cette phase de concertation en avancées concrètes sur le terrain diplomatique.



