Patrice Motsepe donne l’alerte : La CAN 2027 menacée par un scandale de manque d’infrastructures hôtelières au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie

À mesure que l’échéance approche, les signaux d’alarme se multiplieraient autour de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2027, prévue conjointement au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Et cette fois, c’est une déclaration du Président de la CAF, Patrice Motsepe, qui met crûment en lumière l’ampleur du problème : le manque criant d’infrastructures hôtelières.
Selon lui, les trois pays hôtes ne disposeraient pas d’un nombre suffisant d’hôtels pour accueillir supporters, délégations et médias. Une confession stupéfiante venant du plus haut responsable du football africain, qui sonnerait comme un aveu d’impréparation inquiétant à seulement quelques années du tournoi.
Une situation alarmante reconnue publiquement
Motsepe aurait lui-même reconnu la gravité de la situation en déclarant qu’il n’y aurait « pas beaucoup d’hôtels » dans les pays organisateurs. Plus surprenant encore, il aurait encouragé les habitants disposant d’une chambre ou d’un logement entier à les rénover pour les louer aux visiteurs, évoquant un gain potentiel d’environ 100 dollars par jour.
Présentée comme une opportunité économique pour la jeunesse locale, cette suggestion serait surtout perçue par de nombreux observateurs comme le symptôme d’une planification défaillante. Car lorsqu’un tournoi continental dépend de chambres improvisées chez l’habitant, c’est toute la crédibilité organisationnelle qui vacille.
Un fiasco annoncé ?
L’organisation d’une CAN exige normalement des standards stricts : capacité hôtelière élevée, logistique maîtrisée, réseaux de transport fiables. Or, ces déclarations laisseraient entendre que ces exigences seraient loin d’être réunies. Pour certains analystes, il ne s’agirait plus d’un simple retard, mais d’un risque structurel susceptible de ternir l’image de la compétition et du football africain dans son ensemble.
Une pression croissante sur les organisateurs
Face à ces révélations, la pression monterait inévitablement sur les comités d’organisation nationaux et sur la CAF elle-même. Car au-delà du spectacle sportif, la CAN constitue une vitrine continentale majeure. Un accueil défaillant exposerait les pays hôtes à une critique internationale sévère et pourrait transformer ce qui devrait être une fête du football en démonstration d’improvisation.
Le message est clair : si des mesures drastiques ne sont pas engagées rapidement pour combler le déficit d’infrastructures, la CAN 2027 risquerait de devenir l’exemple emblématique d’un grand événement attribué trop tôt… et préparé trop tard.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



