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Chakib Alj : La Coupe du Monde 2030, catalyseur du développement économique et social pour le Maroc, l’Espagne et le Portugal

Chakib Alj, président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), a indiqué que la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations, organisée par le Maroc, a constitué une « preuve concrète de ce que nous voulons réaliser à une échelle bien plus large avec la Coupe du monde 2030 ». Il a souligné que « l’expérience démontre que lorsque l’ambition est claire, la coordination efficace et l’exécution collective, les grands événements sportifs deviennent naturellement des catalyseurs du développement économique et social ».

Intervenant lors du Forum d’affaires maroco-espagnol-portugais autour de la Coupe du monde 2030, organisé ce mardi par la CGEM en partenariat avec ses homologues espagnol (CEOE) et portugais (CIP), M. Alj a précisé que cette compétition continentale avait été organisée comme une « répétition générale », confirmant que « le Maroc a offert la meilleure Coupe d’Afrique des Nations de l’histoire ». Il a ajouté que l’événement a généré des retombées économiques directes estimées à plus de deux milliards d’euros.

Le président du patronat marocain a estimé que la principale contribution de ces compétitions continentales réside dans « l’accélération » : « en l’espace de deux ans, nous avons accompli ce qui aurait nécessité une décennie dans des conditions normales ». Il a précisé que plus de 60.000 emplois directs et indirects ont été créés et que plus de 3.000 entreprises marocaines ont été mobilisées dans les chantiers de construction, les services, la logistique et l’organisation d’événements.

Alj a également souligné que des dizaines de milliers de jeunes ont bénéficié de formations renforçant durablement leur employabilité dans les domaines de l’ingénierie, de la technologie et de la gestion d’événements. Il a ajouté que « le secteur privé marocain joue un rôle central et déterminant », précisant que « ce sont les entreprises nationales, grandes, moyennes et petites, qui traduisent cette vision en projets concrets, en investissements productifs et en emplois durables ».

Dans ce cadre, il a indiqué que la CGEM est pleinement mobilisée afin de garantir que les opportunités générées se traduisent par une valeur ajoutée créée localement, par le renforcement des chaînes industrielles et par l’ouverture des marchés à l’ensemble des entreprises marocaines. Il a insisté sur « un pilier fondamental », à savoir l’intégration des très petites, petites et moyennes entreprises.

Il a rappelé que le Maroc a déployé ces dernières années d’importants efforts pour renforcer les capacités des TPME, faciliter leur accès aux marchés, encourager l’innovation et intégrer les exigences de durabilité, affirmant que « ce travail se poursuivra ». Il a ajouté : « Dans cette dynamique positive que connaissent le Maroc, mais aussi l’Espagne et le Portugal, et dans un contexte mondial de plus en plus complexe et incertain, nous avons la volonté de travailler ensemble, d’avancer ensemble et de prospérer ensemble, en mutualisant nos expériences, nos expertises et nos complémentarités. »

Poursuivant son propos, M. Alj a déclaré : « Nous le faisons déjà et avec succès : nos pays sont de véritables partenaires économiques. Mais nous savons que notre potentiel est encore bien plus vaste. » Il a souligné que l’échéance de 2030 constitue une opportunité unique pour concrétiser cela à travers des domaines de coopération riches et diversifiés, notamment dans les infrastructures et la mobilité, où pourraient émerger de nouveaux projets ambitieux renforçant la connectivité entre les deux continents, facilitant la circulation des biens et des personnes, et contribuant à la décarbonation des économies.

Le président de la CGEM a également évoqué le secteur du tourisme et des loisirs, qu’il a qualifié de « terrain fertile pour de nouveaux partenariats ». Il a rappelé que les trois pays accueillent chaque année près de 100 millions de touristes et disposent ensemble d’un patrimoine culturel, historique et naturel exceptionnel, offrant des opportunités uniques pour créer des expériences communes mêlant sport, culture et découverte.

Il a ajouté que le renforcement des infrastructures hôtelières et de loisirs, à tous les niveaux, devient possible grâce au travail conjoint et au partage d’expertises dans l’accueil et la gestion des visiteurs. La Coupe du monde 2030 représente également, selon lui, « une formidable opportunité pour intégrer la technologie », en développant des solutions numériques communes — billetterie, gestion des flux, sécurité — grâce à la coopération entre startups et pôles technologiques, afin de créer un véritable écosystème d’innovation partagé.

Dans un contexte international marqué par la recomposition des chaînes de valeur et une concurrence accrue, M. Alj a estimé que « l’avancée en solitaire n’est plus une option ». Il a souligné l’existence d’une forte conviction selon laquelle l’union des forces, le partage des savoir-faire et la construction de projets communs permettront aux entreprises de gagner en impact, en résilience et en compétitivité.

Enfin, il a rappelé que les partenaires espagnols savent mieux que quiconque qu’un événement sportif de l’envergure de la Coupe du monde peut transformer la trajectoire d’un pays, citant l’exemple de l’Espagne avec la Coupe du monde 1982 et les Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Ces rendez-vous, a-t-il expliqué, ont constitué un point de départ pour la modernisation des infrastructures, le repositionnement international et l’élévation du niveau économique. « Ils ont transformé l’ambition en réalité, et c’est cette même vision qui guide aujourd’hui l’agenda du Maroc à l’horizon 2030 et au-delà », a-t-il conclu.

La rédaction/Le7tv

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