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Libye : Seif al-Islam Kadhafi, tué par des hommes armés

Seif al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi, longtemps vu comme son successeur potentiel et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, est mort, ont annoncé plusieurs médias libyens.

Saif al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dans la capitale libyenne Tripoli, le 23 août 2011. AFP/Imed Lamloum

Son conseiller, Abdullah Othman Abdurrahim, a indiqué qu’il était décédé dans une publication sur Facebook, avant de préciser qu’il avait été assassiné par quatre hommes armés. Ils « ont pris d’assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’ont exécuté « , a écrit la chaîne sur X, citant ses propos.

« Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr », a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la chaîne Libya al-Ahrar. « Nous n’avons pas d’autres informations », a-t-il ajouté.

Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l’ouest de la Libye. Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam, 53 ans, s’était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s’est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion.

Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie.

Jusqu’à l’annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l’ancien régime. L’élection ne s’est finalement pas tenue.

Pour l’expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est « susceptible de le transformer en martyr aux yeux d’une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l’élection présidentielle ». Car « sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse », a-t-il expliqué sur X.

L’ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte « perfide », en affirmant qu’il lui avait parlé il y a deux jours. « Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l’espoir et l’avenir, et semé la haine et le ressentiment », a-t-il écrit sur X.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s’y disputent le pouvoir : le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU ; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

La rédaction/Le7tv

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