5ème édition du Forum Parlementaire Maroco-Français : Mohamed Ould Rachid affirme que la France est un acteur clé dans la consécration de l’autonomie au Sahara Marocain

Le Président de la Chambre des Conseillers, Mohamed Ould Rachid, a affirmé mercredi que la République Française a joué un rôle déterminant dans l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de Sécurité des Nations unies, adoptée le 31 octobre dernier. Selon lui, cette position s’inscrit en parfaite cohérence avec le soutien constant de la France à l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté du Royaume, considérée comme la solution unique et définitive à ce différend régional.


S’exprimant à l’ouverture de la 5ème édition du Forum parlementaire maroco-français, Ould Rachid a souligné que cette dynamique positive devrait permettre à cette nouvelle session de renforcer davantage le partenariat stratégique entre les deux pays, à travers l’examen de questions majeures touchant à la fois aux enjeux sociétaux et stratégiques communs, notamment la promotion de la participation des femmes à la vie publique, ainsi que le renforcement de la coopération sécuritaire et la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme.
Le président de la Chambre des conseillers, lors de cette rencontre organisée par le Parlement marocain, a également insisté sur la nécessité d’explorer de nouvelles perspectives de coopération économique, notamment dans les domaines de la transition énergétique, des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert. Il a toutefois rappelé que la question de l’autonomisation des femmes demeure un levier essentiel pour renforcer la démocratie et la cohésion sociale.
Il a ajouté que la réforme du Code de la famille au Maroc constitue une étape fondatrice dans la promotion des droits des femmes, dans le cadre d’une vision royale conciliant modernisation et respect des constantes nationales. La dynamique actuelle de réforme s’inscrit, selon lui, dans cette continuité, traduisant une volonté constante d’adapter la législation familiale aux évolutions sociales tout en respectant les choix constitutionnels du Royaume.
Par ailleurs, Ould Rachid a souligné que les relations économiques entre le Maroc et la France figurent parmi les partenariats les plus solides dans l’espace euro-méditerranéen et en Afrique. Cette dynamique a été consolidée, a-t-il indiqué, par les accords stratégiques conclus à l’occasion de la récente visite du président français Emmanuel Macron, notamment dans les secteurs de l’industrie avancée, des transports et de l’énergie.
Concernant la transition énergétique, il a rappelé que le Maroc a engagé une transformation structurelle majeure en faveur des énergies renouvelables, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités de coopération bilatérale, en particulier dans le domaine de l’hydrogène vert et dans la création de chaînes de valeur communes associant le potentiel naturel marocain à l’expertise technologique et financière française.
Il a également souligné que ces efforts doivent s’accompagner d’une coopération sécuritaire renforcée, considérée comme un pilier essentiel de la stabilité et du développement. Le Maroc, a-t-il précisé, adopte à cet égard une approche préventive et globale fondée sur la coordination, le respect de la légalité et le renforcement des dispositifs législatifs de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, tout en développant les mécanismes de coopération judiciaire internationale.
Enfin, Mohamed Ould Rachid a rappelé que, face à ces enjeux, le Parlement joue un rôle central à travers ses missions constitutionnelles de législation, de suivi et d’évaluation des politiques publiques. Il constitue ainsi un espace privilégié pour accompagner ces transformations, enrichir le débat public et favoriser l’échange d’expériences entre les institutions législatives des deux pays.
Le responsable parlementaire a conclu en soulignant que ce forum offre une nouvelle occasion de renforcer la concertation et le dialogue entre les deux nations, dans le prolongement d’une relation historique fondée sur la confiance, le respect mutuel et la volonté commune d’élargir les perspectives de coopération au service des intérêts et des aspirations des deux peuples amis.



