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Sahara Marocain : Washington met le régime algérien face à ses contradictions et à son isolement diplomatique

Les récentes déclarations de Massad Boulos, conseiller spécial (et gendre) du président américain Donald Trump, sonnent comme un avertissement clair adressé au régime algérien, de plus en plus isolé et en perte de crédibilité sur la scène internationale. Dans un entretien accordé à un média libanais, le haut responsable américain a réaffirmé la détermination sans ambiguïté de Washington à imposer une solution politique durable au dossier du Sahara marocain, tout en appelant ouvertement Alger à ouvrir enfin son marché verrouillé aux entreprises américaines.

Sur la question du Sahara Marocain, Massad Boulos a été limpide : Donald Trump est résolu à promouvoir une paix durable, fondée sur le réalisme politique et la stabilité régionale. Il a salué le vote de la résolution 2797 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qualifiée d’« historique », rappelant qu’elle est le fruit d’un partenariat stratégique solide entre les États-Unis et le Maroc. Un message lourd de sens, qui confirme une fois de plus que Rabat demeure l’allié fiable de Washington en Afrique du Nord, pendant qu’Alger s’enfonce dans l’hostilité idéologique et l’immobilisme diplomatique.

Mais au-delà du Sahara Marocain, le conseiller de Trump a clairement ciblé l’Algérie, l’exhortant à cesser de fonctionner comme une forteresse économique obsolète, hostile à l’investissement étranger. Les États-Unis, a-t-il souligné, souhaitent faciliter l’accès de leurs entreprises au marché algérien et bâtir des opportunités de prospérité mutuelle. Une invitation qui ressemble davantage à une mise en demeure qu’à une simple proposition de coopération.

Ce discours intervient dans un contexte international brutal, marqué par l’arrestation spectaculaire de Nicolas Maduro par l’armée américaine, une opération qui a profité en priorité aux intérêts énergétiques américains. Un précédent qui n’a échappé à aucun observateur et qui renforce la pression sur les régimes autoritaires récalcitrants, dont Alger fait désormais partie aux yeux de Washington.

Le silence embarrassé d’Alger et l’échec de la stratégie de l’obstruction

Fait révélateur : Massad Boulos a soigneusement évité d’évoquer l’initiative américaine de normalisation entre le Maroc et l’Algérie, annoncée quelques mois plus tôt par Steve Witkoff, émissaire spécial de Trump. En octobre, ce dernier affirmait pourtant que les États-Unis travaillaient à un accord de paix entre les deux voisins « dans les deux mois ». Le délai est aujourd’hui expiré, sans la moindre avancée concrète.

La responsabilité de cet échec incombe clairement au régime algérien. Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, avait rejeté publiquement toute médiation américaine, affirmant que le dialogue avec le Maroc « n’était pas à l’ordre du jour ». Une déclaration davantage destinée à la consommation interne qu’à la réalité diplomatique, tant Alger multiplie en coulisses, depuis début 2025, les concessions politiques et économiques à l’administration Trump.

En réalité, l’Algérie n’a pas rejeté la médiation américaine comme elle l’avait fait par le passé avec celles de l’Arabie saoudite, du Koweït ou du Qatar. Elle a simplement gagné du temps, incapable d’assumer une normalisation qui mettrait à nu l’impasse de sa doctrine hostile au Maroc et l’instrumentalisation chronique du dossier du Sahara.

Un régime algérien obsédé par sa survie

Pendant que la diplomatie algérienne accumule les contradictions, le président Abdelmadjid Tebboune semble avant tout préoccupé par sa propre survie politique. Son projet de révision constitutionnelle, destiné à lui permettre de se maintenir au pouvoir au-delà de 2029, illustre l’obsession d’un régime coupé de son peuple et prisonnier de ses luttes internes. Le report de ce dossier lors du Conseil des ministres du 28 décembre, marqué par l’absence remarquée du général Saïd Chengriha, chef d’état-major, en dit long sur les fractures au sommet de l’État.

Face à un Maroc soutenu par ses partenaires internationaux, engagé dans une dynamique de stabilité et de développement, le régime algérien apparaît plus que jamais comme un facteur de blocage régional, enfermé dans une rhétorique dépassée, incapable de s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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