ÉvénementsPaix mondialePolitique

La Kabylie libre et indépendante défie un pouvoir algérien à bout de souffle

Paris a été, ce 14 décembre 2025, le théâtre d’un moment que les militants kabyles qualifient déjà d’historique et irréversible. Réunis à proximité de l’Arc de Triomphe, symbole universel de liberté et de résistance, les responsables du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ont proclamé officiellement la naissance de la République Fédérale de Kabylie, marquant une rupture politique majeure avec l’État algérien.

Sous les applaudissements nourris d’une assistance venue de plusieurs pays, Ferhat Mehenni a été reconnu comme président de la nouvelle République, avant que ne retentisse l’hymne national kabyle. Une séquence forte, solennelle, chargée de sens, qui consacre des décennies de lutte identitaire, culturelle et politique face à un pouvoir central algérien accusé d’oppression, de négation et de répression systématique.

Une proclamation maintenue malgré les pressions et les manœuvres d’Alger

Initialement prévue au Palais des Congrès de Versailles, la cérémonie a été interdite par les autorités préfectorales, officiellement pour des raisons d’ordre public. Une décision perçue par les organisateurs comme le résultat de pressions diplomatiques indirectes exercées par le régime algérien, coutumier des tentatives d’exportation de sa censure au-delà de ses frontières.

Qu’à cela ne tienne : fidèle à sa détermination, le MAK a maintenu l’événement dans un lieu privé, dans le strict respect du droit français. Un dispositif de sécurité renforcé a été déployé, alors que des tentatives de perturbation, attribuées à des relais du régime algérien au sein de la diaspora, ont été signalées. Autant de signes révélateurs de la crispation d’un pouvoir algérien inquiet, incapable de répondre politiquement à la question kabyle autrement que par l’intimidation.

De la revendication identitaire à l’acte politique fondateur

Cette proclamation marque un tournant décisif. Pour la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie, un mouvement structuré, doté d’une direction politique claire, franchit le pas de l’acte souverain. La Kabylie ne se contente plus de revendiquer sa culture ou sa langue : elle affirme son droit à l’autodétermination, en s’adressant directement à la communauté internationale.

Parlementaires étrangers, acteurs associatifs, militants des droits humains et personnalités internationales ont salué cette initiative, soulignant le caractère pacifique, politique et démocratique de la démarche kabyle. La forte résonance médiatique et numérique de l’événement démontre que la question kabyle n’est plus confinée aux marges du débat international.

Le régime algérien face à ses contradictions

Cette naissance symbolique de la République fédérale de Kabylie intervient dans un contexte où le régime algérien multiplie les arrestations, les procès politiques et les condamnations arbitraires contre les militants kabyles, journalistes et intellectuels. En criminalisant toute expression autonomiste, Alger révèle son incapacité à gérer la diversité, préférant la répression à l’écoute, et la force à la démocratie.

Ironie de l’histoire : un régime qui se pose en donneur de leçons sur l’autodétermination à l’étranger refuse obstinément ce droit à l’un de ses propres peuples.

Une nouvelle page de l’histoire nord-africaine

La proclamation de la République fédérale de Kabylie ouvre une nouvelle phase politique, à la fois pour la Kabylie et pour l’Algérie. Elle place désormais le régime algérien face à une réalité qu’il ne peut plus balayer d’un revers sécuritaire : la question kabyle est devenue internationale.

À Paris, loin de la censure et de la répression, la Kabylie a parlé d’une seule voix. Et quoi qu’en dise Alger, cette voix ne pourra plus être réduite au silence.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page