le Maroc à l’avant-garde de « la guerre du futur » grâce à l’intelligence artificielle et aux systèmes autonomes de « drones sous-marins »

Le Royaume du Maroc confirme son ambition de s’imposer comme l’un des acteurs les plus avancés du continent africain dans l’intégration des technologies de nouvelle génération au sein de ses forces armées. L’exercice multinational African Lion 2026, organisé dernièrement sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’État-Major Général des Forces Armées Royales, a offert une démonstration spectaculaire de ce que sera la guerre de demain : connectée, automatisée et pilotée par l’intelligence artificielle.
Mené conjointement par les Forces Armées Royales (FAR) et la Force opérationnelle de l’armée américaine pour l’Europe du Sud et l’Afrique (SETAF-AF), l’exercice a réuni une trentaine d’entreprises technologiques américaines spécialisées dans les systèmes de défense avancés.
Cette édition 2026 s’est distinguée par l’introduction massive de technologies émergentes dans des scénarios opérationnels particulièrement réalistes, allant de la défense en profondeur aux frappes de précision, en passant par des contre-offensives coordonnées impliquant des systèmes autonomes terrestres, aériens et maritimes.
Parmi les innovations les plus remarquées figure le déploiement de véhicules sous-marins autonomes et téléguidés de dernière génération. Testés par les forces navales américaines et le Maroc, ces véritables « drones sous-marins » représentent une révolution dans le domaine de la surveillance maritime. Équipés de capteurs sophistiqués et capables d’évoluer sans équipage humain à bord, ils permettent de collecter du renseignement, de surveiller les espaces maritimes sensibles et de renforcer la sécurité des infrastructures stratégiques avec une efficacité inédite.
Les responsables militaires américains ont souligné que ces systèmes participent au renforcement de la sécurité maritime régionale et illustrent la volonté commune des partenaires d’exploiter les technologies les plus avancées pour répondre aux nouvelles menaces transfrontalières.
Mais l’innovation ne s’est pas limitée aux profondeurs marines. Selon les responsables de la SETAF-AF, African Lion 2026 a servi de véritable laboratoire grandeur nature pour l’intégration de l’intelligence artificielle dans la conduite des opérations militaires.
« Nous avons démontré l’avenir de la guerre à travers des scénarios multidomaines intégrant le commandement assisté par l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes, le renseignement avancé ainsi que les plateformes sans pilote », a expliqué le sergent-major Patrick Jeffrey, responsable au sein de la direction G7 de la SETAF-AF.
Durant les différentes phases de l’exercice, des réseaux de capteurs intelligents, des systèmes anti-drones de nouvelle génération et des plateformes autonomes ont été déployés afin de ralentir la progression des forces adverses tout en protégeant les unités alliées.
Les opérations de frappe en profondeur ont également mobilisé des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) intégrés à des munitions rôdeuses et à des systèmes de ciblage avancés capables de neutraliser les centres de commandement ennemis avec une précision remarquable.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



