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Ce stupide slogan de “Khawa-Khawa” : Quand la naïveté se fracasse contre la réalité

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 aura été riche en enseignements. Des leçons dures, parfois amères, mais nécessaires. Parmi elles, une évidence saute désormais aux yeux : la bonté excessive, la complaisance et l’angélisme ne protègent ni le respect, ni la justice, ni la dignité.

Le slogan creux du « Khawa-Khawa » (nous sommes tous frères), brandi à tout-va, s’est une nouvelle fois révélé incapable de résister à l’épreuve des faits. Le football, miroir grossissant des rapports humains et des rivalités, a rappelé une vérité que certains refusent encore d’admettre : la fraternité proclamée ne vaut rien lorsqu’elle n’est pas réciproque.

Cette CAN a montré que la gentillesse unilatérale est souvent perçue non comme une noblesse, mais comme une faiblesse. Que la main tendue peut être ignorée, méprisée, voire piétinée, lorsque l’autre camp est mû par la jalousie, la rancœur ou des calculs opportunistes. Le respect ne se décrète pas avec des slogans ; il s’impose par la clarté, la fermeté et l’égalité de traitement.

Il ne s’agit pas de renier les valeurs humaines, encore moins de prôner la haine ou la fermeture. Il s’agit de refuser l’hypocrisie. De comprendre que le vivre-ensemble ne peut exister que s’il est fondé sur la réciprocité, la responsabilité et le respect mutuel. Sans cela, il n’est qu’un décor fragile, prêt à s’effondrer au premier choc.

Le Maroc, hôte irréprochable, organisation exemplaire, infrastructures ouvertes, accueil généreux, a fait plus que sa part. Peut-être trop. Cette CAN a prouvé qu’il est temps de remettre les pendules à l’heure, de sortir d’un romantisme dépassé et d’adopter une posture lucide, digne et assumée.

La fraternité sincère est une force. La naïveté politique et sportive est un piège. Et désormais, le message est clair : le respect se construit à deux, ou il ne se construit pas du tout.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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