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Une nouvelle farce électorale en Algérie organisée par la junte militaire

Ce samedi 7 septembre 2024 restera dans l’histoire algérienne comme le jour où la junte militaire a une fois de plus volé la voix du peuple, transformant une élection présidentielle en une farce indigne d’une démocratie. L’élection d’Abdelmadjid Tebboune avec un score de 94,65% pour un second mandat n’est qu’une autre page sombre dans le livre d’un régime militaire qui s’accroche au pouvoir par la fraude et la manipulation, malgré le rejet catégorique du peuple.

Une mascarade planifiée:

Cette « élection » n’a jamais été une véritable compétition, mais une mise en scène orchestrée par l’élite militaire algérienne. Dès le début, l’issue était connue : Tebboune, pantin docile du régime, serait reconduit à la présidence, quels que soient les souhaits du peuple. La seule inconnue était le taux de participation, ce chiffre que le régime tente désespérément de gonfler pour simuler une légitimité qu’il n’a plus.

Dans une Algérie où la répression politique et l’absence d’opposition véritable ont vidé de sens tout processus électoral, la fraude massive et éhontée de ce scrutin a révélé l’ampleur de l’imposture. Dans des villes comme Alger, Médéa, Jijel ou ailleurs, les bureaux de vote étaient remplis non de citoyens mais de soldats déguisés en civils, recrutés pour jouer les figurants dans cette comédie électorale. Ces militaires, sans même être inscrits sur les listes électorales, ont été autorisés à voter sur simple présentation de pièces d’identité, en violation flagrante de la loi.

Une participation manipulée pour justifier l’injustifiable :

Les Algériens, écœurés par cette mascarade, ont déserté les urnes en masse. À 13 heures, seulement 6 % de la population avait voté. Mais plutôt que de respecter cette claque populaire, le régime a prolongé les heures de vote, et a miraculeusement fait passer le taux de participation  à 48,03 % à minuit, un chiffre totalement invraisemblable. Une augmentation ridicule, orchestrée par une ANIE au service du pouvoir, pour justifier une victoire déjà décidée à l’avance.

Un régime à l’agonie:

La reconduction de Tebboune ne fait que prouver une chose : le régime militaire algérien est à l’agonie, incapable de maintenir une façade de légitimité sans recourir à la fraude la plus grossière. Cette fraude manifeste montre une fois de plus que le pouvoir algérien est prêt à tout pour écraser la volonté du peuple et maintenir sa mainmise sur un pays exsangue, plongé dans la misère et la répression.

Le cri de révolte d’un peuple meurtri:

Mais derrière cette fraude, se cache une autre réalité : celle d’un peuple qui refuse de se soumettre. Depuis des années, les Algériens souffrent d’un régime qui les prive de leurs droits, les réprime et les étouffe. Le Hirak de 2019 a montré que le peuple algérien aspire à autre chose qu’un régime militaire corrompu. Et malgré les tentatives du pouvoir pour museler la contestation, la colère gronde toujours.

Ce coup de force électoral ne fera que renforcer la détermination du peuple à se débarrasser d’un régime qui n’a plus rien à offrir que la fraude, la répression, et la violence. La fin de cette junte militaire est inévitable. Plus que jamais, le peuple algérien doit se mobiliser pour renverser ce régime moribond et construire un avenir digne des aspirations de la nation. L’Algérie mérite mieux qu’une farce électorale répétée. Elle mérite la démocratie.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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