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Défense : Le Maroc étudie l’acquisition de sous-marins Français pour renforcer sa puissance navale

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses capacités militaires maritimes. Selon plusieurs sources spécialisées, Rabat examine sérieusement l’option d’acquérir des sous-marins de fabrication française, dans le cadre d’un vaste programme visant à renforcer la sécurité maritime en Méditerranée occidentale et dans le détroit de Gibraltar.

Cette perspective s’inscrit dans un contexte de réactivation du partenariat stratégique franco-marocain en matière de défense. Paris a récemment consolidé son dispositif diplomatique à Rabat, notamment par la nomination d’un attaché d’armement, à la suite d’un dialogue stratégique bilatéral approfondi.

Un « comité armement » a également été mis en place à l’initiative de la Direction générale de l’armement (DGA) française. Son objectif est clair : stimuler la coopération industrielle entre les deux pays et accompagner le développement de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) marocaine, avec une logique de transfert de savoir-faire et d’investissements durables.

Plusieurs sous-marins de type « Scorpène » pour le Maroc

Au cœur de l’offensive industrielle française figure Naval Group, fleuron de la construction navale militaire. L’entreprise propose au Maroc le sous-marin de type « Scorpène », reconnu pour sa furtivité, sa polyvalence et ses performances en matière de guerre sous-marine.

Déjà exporté vers plusieurs marines étrangères, le Scorpène constitue un produit stratégique pour Paris, qui entend capitaliser sur la solidité de ses relations historiques avec Rabat pour emporter le marché. L’acquisition pourrait porter sur plusieurs bâtiments, selon les discussions en cours.

Une compétition internationale intense

Toutefois, la France n’est pas seule en lice. Le groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems et l’entreprise espagnole Navantia suivent également le dossier avec attention. Cette concurrence illustre l’attractivité croissante du marché marocain de la défense, devenu un espace stratégique convoité par plusieurs grandes puissances industrielles.

Ces dernières années, les États-Unis et Israël ont renforcé leur présence dans d’autres segments, notamment dans les domaines aérien, spatial et des technologies de renseignement. Le secteur naval apparaît ainsi comme un terrain où la France dispose encore d’atouts significatifs.

Un tournant stratégique pour la Marine Royale

Pour le Maroc, l’acquisition de sous-marins représenterait un saut qualitatif majeur. Elle permettrait à la Marine Royale d’élargir son spectre de dissuasion, de sécuriser davantage ses espaces maritimes et de consolider sa position dans une zone marquée par des enjeux énergétiques, commerciaux et sécuritaires croissants.

La Méditerranée occidentale et l’axe atlantique constituent des corridors stratégiques majeurs pour le Royaume. Dans un environnement régional en mutation, le développement d’une capacité sous-marine renforcerait son autonomie stratégique et sa crédibilité en tant qu’acteur central de la sécurité maritime régionale.

Si aucune décision officielle n’a encore été annoncée, les discussions en cours traduisent clairement l’ambition du Maroc de franchir un nouveau cap dans la modernisation de ses forces navales, tout en s’inscrivant dans une logique de partenariat industriel structurant et de long terme.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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