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La CAF accusée de favoritisme : Polémique autour des sanctions trop faibles à l’encontre du club Égyptien d’Al Ahly

La décision entourant la sanction du club Égyptien Al Ahly par la Commission Disciplinaire de la Confederation of African Football suscite une vive polémique et relance le débat sur l’impartialité de l’instance dirigeante du football africain.

Selon des sources concordantes, la Commission disciplinaire de la CAF aurait initialement décidé d’infliger au club cairote une sanction d’un seul match à huis clos (alors que le club Egyptien méritait au moins 5 matchs de suspension) à la suite des incidents ayant accompagné sa confrontation face au AS FAR (AS FAR, également appelé l’Armée Royale). Cette sanction devait intervenir dans un souci d’équité, dans la mesure où le club marocain avait déjà été puni après les événements survenus lors du match aller disputé à Rabat.

La plainte déposée par l’AS FAR, accompagnée de rapports officiels détaillant les débordements constatés durant la rencontre, avait servi de base à la décision disciplinaire. L’objectif affiché était alors d’appliquer de manière rigoureuse les règlements de la CAF afin de préserver l’intégrité des compétitions continentales.

Cependant, contre toute attente, l’annonce officielle de cette sanction a été suspendue par le secrétariat général de la CAF. Initialement prévue pour le 28 février, la publication du verdict a été bloquée à la suite d’interventions internes au sein de l’instance, toujours selon ces mêmes sources. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier ce revirement, alimentant ainsi les soupçons et les interrogations.

Cette situation renforce les critiques récurrentes visant la gouvernance de la CAF. Pour de nombreux observateurs du football africain, ce dossier illustre une fois de plus une forme de traitement préférentiel et de favoritisme accordé à certains clubs influents, notamment issus du championnat égyptien. La suspension inexpliquée d’une décision disciplinaire pourtant arrêtée par la commission compétente soulève de sérieuses questions quant à la transparence et à l’égalité dans l’application des règlements.

La controverse est d’autant plus vive que l’AS FAR avait été sanctionné plus sévèrement dans des circonstances similaires, écopant de plusieurs matches à huis clos. Cette différence de traitement alimente un sentiment d’injustice et nourrit le débat sur la crédibilité du système disciplinaire de la CAF.

Dans les milieux sportifs, aussi bien au Maroc qu’en Égypte, l’attention est désormais tournée vers les prochaines heures. Les observateurs attendent de savoir si la décision initiale sera finalement confirmée, modifiée ou purement abandonnée. Quelle que soit l’issue, cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement sur le plan sportif, mais également sur la confiance des clubs et des supporters envers les instances du football africain.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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