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La Présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), Latifa Akharbach: L’éducation aux médias et à l’information est une ressource stratégique de résilience démocratique 

L’éducation aux médias et à l’information (EMI) constitue désormais un impératif stratégique pour renforcer la résilience démocratique des sociétés et consolider la souveraineté des nations, a souligné, mardi à Meknès, la présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), Latifa Akharbach.

« La désinformation, devenue une composante structurelle de l’espace public numérique, ne peut être efficacement combattue par des réponses ponctuelles ou exclusivement réactives, mais nécessite une politique publique durable, articulant de manière cohérente éducation, sensibilisation et régulation », a-t-elle insisté à l’ouverture de la première Académie internationale de printemps sur la diplomatie de l’éducation aux médias et à l’information, organisée par l’Université Moulay Ismaïl de Meknès en partenariat avec le Réseau universitaire UNESCO-UNITWIN.

Dans une intervention intitulée « L’éducation aux médias et à l’information : un impératif stratégique pour la résilience démocratique des sociétés », elle a rappelé que le Maroc, à l’instar de nombreux pays, a été confronté à plusieurs épisodes révélateurs de la vulnérabilité informationnelle induite par la transformation numérique de la communication.

Elle a cité, dans ce sens, des cas récents de désinformation et de manipulation de l’information observés lors du séisme d’Al Haouz, des inondations de Ksar El-Kébir, de la Coupe d’Afrique des Nations de football, ainsi que des vagues de rumeurs relatives à de prétendus enlèvements d’enfants, sans oublier les campagnes récurrentes ciblant l’intégrité territoriale du Royaume.

Selon Mme Akharbach, ces exemples illustrent l’ampleur des risques informationnels auxquels sont exposées les sociétés contemporaines dans un environnement numérique marqué par la rapidité de diffusion des contenus, la viralité des réseaux sociaux et la sophistication croissante des techniques de manipulation.

Elle a insisté, à cet égard, sur la nécessité de renforcer les compétences critiques des citoyens afin de leur permettre de mieux comprendre, analyser et contextualiser l’information dans un environnement numérique de plus en plus complexe.

La première Académie internationale de printemps sur la diplomatie de l’éducation aux médias et à l’information se poursuit jusqu’au 13 mai à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Meknès. Elle est marquée par plusieurs sessions plénières consacrées à la diplomatie de l’EMI, à la diversité linguistique et culturelle à l’ère numérique, à l’intégrité de l’information, ainsi qu’aux enjeux liés à une intelligence artificielle éthique et inclusive.

Le programme comprend également des interventions d’experts et d’universitaires de différents pays, des ateliers de formation, des espaces de dialogue, ainsi que l’adoption de la « Déclaration de Meknès sur la diplomatie de l’éducation aux médias et à l’information », qui viendra couronner cette première édition.

La rédaction/Le7tv

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