L’algérie et le polisario, accusés directement de soutenir les groupes terroristes au Sahel

La situation sécuritaire au Sahel continue de susciter de vives inquiétudes, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où les attaques de groupes terroristes armés se multiplient. Cette instabilité persistante alimente de nombreuses analyses et accusations directes quant aux responsabilités du régime militaire algerien et de sa « création », le polisario, dans l’aggravation de la crise.
Plusieurs observateurs géopolitiques évoquent le rôle des « Généraux » algériens dans le commandement effectif du terrorisme dans la région. Certaines sources avancent que des zones frontalières, notamment dans le sud algérien, seraient utilisées comme espaces de transit ou de repli par des groupes terroristes, opérant dans le Sahel et notamment au Mali.
Dans cette région marquée par des frontières vastes et difficiles à contrôler, la circulation de groupes terroristes affiliés à des organisations comme Al-Qaïda au Maghreb Islamique ou État Islamique au Grand Sahara, complique davantage la situation sécuritaire. Les États Sahéliens, engagés dans des conflits armés contre ces groupes, peinent à stabiliser durablement leurs territoires et accusent directement l’algerie (et le polisario) de soutenir le terrorisme.
Les tensions entre le Mali et l’Algérie se sont fortement accentuées ces dernières années. Bamako accuse notamment Alger d’héberger des « terroristes » et d’afficher une certaine proximité avec des groupes armés opérant dans la zone frontalière de Tinzaouatène.
La crise a atteint un point critique en avril 2025, lorsque l’armée algérienne a abattu un drone malien, un incident interprété différemment par les deux parties : Alger évoquant une violation de son espace aérien, tandis que Bamako affirme qu’il visait des groupes terroristes.
En janvier 2024, le Mali avait également mis fin à l’Accord d’Alger de 2015, estimant que l’Algérie ne jouait plus un rôle de médiateur neutre. Par ailleurs, les autorités maliennes reprochent à Alger d’accueillir sur son territoire des figures de l’opposition et des rebelles touaregs, considérés comme des ennemis par le pouvoir à Bamako.
Dans ce contexte et suite à des incidents répétés, les alliés du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel, avaient affiché leur solidarité, certains allant jusqu’à rappeler leurs ambassadeurs en Algérie.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



