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Alerte maximale : L’Algérie et la Tunisie submergées par une invasion de criquets pèlerins

Un fléau dévastateur s’abat actuellement sur l’Algérie et la Tunisie, menaçant dangereusement les récoltes et mettant en péril la sécurité alimentaire des populations. L’invasion massive des criquets pèlerins, ces sauterelles voraces capables de détruire des hectares de cultures en quelques heures, s’intensifie dans plusieurs régions des deux pays, laissant craindre une catastrophe agricole imminente.

Une mobilisation trop tardive en Algérien: 

Face à la progression fulgurante des essaims de criquets pèlerins, les autorités de la wilaya d’El Meniaâ ont dû réagir en urgence. Un plan de prévention a été mis en place, incluant la création d’une cellule de crise composée de 13 membres. Les autorités ont assuré que des mesures seraient bientôt prises pour contenir l’invasion, notamment la mise à disposition de pesticides et d’équipements spécialisés. Mais la menace est bien plus grande qu’annoncée, et les agriculteurs s’inquiètent déjà des pertes catastrophiques que cette invasion pourrait engendrer.

L’Algérie, déjà fragilisée par une crise alimentaire et une gestion agricole chaotique, voit ainsi un nouveau danger s’ajouter à la liste de ses défis. Les criquets, capables de parcourir des centaines de kilomètres en quelques jours, s’attaquent principalement aux cultures céréalières et maraîchères, mettant directement en péril l’approvisionnement des marchés en produits alimentaires de première nécessité.

Le sud de la Tunisie dévasté: 

De l’autre côté de la frontière, la situation est tout aussi alarmante. Le ministère de l’Agriculture tunisien a officiellement décrété « l’état d’urgence » après la détection d’essaims de criquets pèlerins dans le gouvernorat de Tataouine, au sud du pays. Bien que les autorités tentent de minimiser l’ampleur du danger, les vents du sud, favorisant le déplacement rapide de ces insectes dévastateurs, menacent d’aggraver la situation à tout moment.

Les équipes techniques sur le terrain affirment que le couvert végétal de la région de Dehiba est gravement touché. Les autorités auraient activé trop tard les comités régionaux de lutte contre les criquets et auraient mis en place quelques lignes de défense aux frontières sud, mais bien trop insuffisantes face à l’ampleur de l’invasion.

La Tunisie, déjà confrontée à des sécheresses récurrentes et à une crise économique sans précédent, pourrait voir son secteur agricole subir un coup fatal si les criquets venaient à proliférer davantage.

Une menace venue du Sahel et de Libye !

Cette invasion, qui trouve son origine dans les pays du Sahel et d’Afrique du Nord, notamment en Libye, est amplifiée par des conditions climatiques favorables. La sécheresse et la chaleur extrême favorisent la reproduction rapide des criquets, tandis que l’absence de stratégies de lutte efficaces dans certaines régions permet leur prolifération incontrôlée.

En Algérie et en Tunisie, le retard dans l’intervention pourrait coûter des millions de dollars en pertes agricoles et exacerber la crise alimentaire qui frappe déjà ces deux pays mal gouvernés 

L’heure est grave : sans une riposte rapide et efficace, les criquets pèlerins pourraient réduire à néant des mois de travail agricole, plongeant les populations locales dans une insécurité alimentaire dramatique.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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