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TEBBOUNE…LE MENTEUR !

Dans une énième sortie télévisée au ton solennel mais à la véracité défaillante, Abdelmadjid Tebboune, président en service commandé du régime militaire algérien, a livré une interview surréaliste, où les mensonges ont fusé aussi vite que les balles rhétoriques d’un pouvoir à bout de souffle. En tête de gondole de cette mise en scène médiatique : l’affaire du Sahara. Et, fidèle à son style, le Raïs n’a pas déçu. Il ose avancer, droit dans les yeux, que « plus de 50 pays reconnaissent la RASD » — alors même que moins d’une vingtaine maintiennent aujourd’hui des relations avec cette chimère diplomatique moribonde.

Le règne de la fiction au sommet de l’État:

Dans un monde où les faits sont têtus, Tebboune choisit la fiction. Il érige le mensonge en stratégie, la manipulation en méthode de gouvernance. Car que reste-t-il au régime algérien face à l’effondrement international du front séparatiste du Polisario ? Que faire lorsque même des bastions historiques en Afrique tournent le dos à une cause jugée anachronique et déstabilisatrice ?

La réponse du chef d’État algérien est simple : mentir. Détourner l’attention de la débâcle diplomatique par des chiffres imaginaires et des postures victimaires. En prétendant que « la moitié des pays africains » soutiennent la RASD, il s’adresse à une opinion publique conditionnée par des décennies de propagande, mais surtout à une armée de généraux pour qui le Sahara est un fonds de commerce politique inépuisable.

Isolement international et aveuglement idéologique:

Mais le réel est cruel. L’Algérie n’a jamais été aussi isolée. Conflit avec la France, rupture avec l’Espagne, glaciation avec les pays du Sahel, embarras permanent avec les Nations Unies… Même dans l’Union africaine, la RASD est devenue un fantôme gênant. Des poids lourds comme le Kenya, le Ghana, la République Démocratique du Congo ou encore la Guinée-Bissau ont abandonné toute reconnaissance de ce pseudo-État.

Et pourtant, Tebboune s’accroche. Avec un aplomb confondant, il se présente comme le « défenseur des faibles », comparant grossièrement la cause séparatiste sahraouie à celle du peuple palestinien. Une analogie honteuse et sans fondement, que même les plus fervents idéologues peinent aujourd’hui à soutenir.

Deux poids, deux mesures et hypocrisie crasse:

Ce qui est encore plus révélateur, c’est la lâcheté stratégique du discours algérien. Les États-Unis sont pourtant les auteurs d’une reconnaissance historique de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Mais curieusement, aucun mot sur le soi-disant « impérialisme américain » de la part de Tebboune. La critique facile est réservée aux plus faibles. Quand l’Amérique ou la France s’expriment, Alger se tait ou bafouille. La virulence du verbe s’adapte à la taille de l’interlocuteur : bravache avec les petits, silencieux devant les géants.

Une diplomatie de l’autosuggestion:

En définitive, ce qui se joue à Alger relève moins de la diplomatie que de l’autosuggestion collective. Le régime militaire algérien, à court d’alliés et d’idées, a besoin de mythes pour survivre. La RASD en est un. Et Tebboune, plus qu’un président, en devient le conteur officiel.

Mais le monde ne se laisse plus bercer par les contes de fées. L’ONU s’apprête à renouveler son appui à une solution politique réaliste, avec pour horizon le plan marocain d’autonomie, soutenu ouvertement par les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et de nombreuses nations africaines. Même la Chine, dans sa légendaire prudence, observe avec bienveillance le processus mené par le Maroc.

La fin d’un mirage:

Tebboune, en bon pantin des généraux, peut multiplier les déclarations farfelues et les entretiens sous contrôle. Il peut parler seul à la télévision et compter des pays invisibles. Mais il ne peut pas changer la réalité : le monde a tranché. Le Sahara est marocain. L’Algérie est seule. Et la RASD, un mirage de plus dans le désert politique d’un régime en faillite.

Tebboune…Le Menteur ! Voilà le titre qui résume le mieux l’effondrement moral d’un pouvoir qui a fait du mensonge un pilier d’État.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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