L’Association Nationale des Médias et des Éditeurs (ANME) demande la publication de la liste des bénéficiaires du soutien public

Le bureau exécutif de l’Association Nationale des Médias et des Éditeurs (ANME) a tenu une réunion élargie à Casablanca consacrée à l’examen de plusieurs questions liées à la situation actuelle du secteur des médias et aux défis organisationnels et institutionnels auxquels il fait face.

À l’issue de cette rencontre, le président de l’association a appelé la Cour des comptes à rendre publique la liste complète des entreprises de presse ayant bénéficié du soutien public entre 2005 et 2025. Cette démarche vise à permettre une évaluation de l’impact réel de ces aides publiques et à renforcer les principes de transparence ainsi que le lien entre responsabilité et reddition des comptes au sein du secteur.
L’association a par ailleurs exprimé sa vive indignation face à des déclarations qualifiées de « choquantes et déplacées », attribuées au dirigeant d’un parti politique lors d’une intervention au Parlement, dans lesquelles des propos jugés offensants auraient été tenus à l’encontre de ses membres.
Dans son communiqué, l’ANME affirme refuser de s’engager dans ce qu’elle qualifie de « logiques de buzz » ou de polémiques servant des objectifs électoraux étroits. Elle réaffirme son attachement à la neutralité et à une position équidistante de l’ensemble des acteurs politiques, rappelant que la presse constitue un pouvoir indépendant.
Sur le plan institutionnel, les membres du bureau exécutif ont également examiné la situation du Conseil national de la presse à la lumière de la récente décision de la Cour constitutionnelle. Tout en saluant la portée de cette décision, l’association a alerté sur le risque d’un blocage institutionnel qui pourrait se prolonger jusqu’à la session parlementaire d’avril 2026. Une telle situation pourrait perturber plusieurs services essentiels à la profession, notamment le renouvellement des cartes de presse et le fonctionnement des commissions d’éthique et d’arbitrage.
En conclusion de la réunion, l’Association Nationale des Médias et des Éditeurs a réaffirmé sa volonté de promouvoir un modèle d’entreprise de presse solide et durable, reposant davantage sur ses ressources propres. Elle plaide notamment pour une réforme du système publicitaire et pour une meilleure régulation des relations avec les grandes plateformes numériques mondiales. Les membres du bureau exécutif ont également salué à l’unanimité la dynamique impulsée par la direction de l’association depuis sa création, en particulier pour surmonter les conséquences profondes de la crise sanitaire de la Covid-19 sur le secteur médiatique.
La rédaction/Le7tv (communiqué)



