PartenariatPolitique

Maroc-Mauritanie: Signature de deux accords de partenariat pour le développement de l’enseignement supérieur et la formation des cadres dans le secteur agricole

La coopération entre le Maroc et la Mauritanie s’est renforcée, ce jeudi à Nouakchott, par la signature de deux accords de partenariat s’inscrivant dans le cadre d’un projet ambitieux visant à promouvoir l’enseignement supérieur spécialisé et à former des cadres mauritaniens hautement qualifiés dans le domaine agricole.

Ces deux accords ont été signés par le secrétaire général du ministère mauritanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Bilal, le directeur de l’Institut supérieur de l’enseignement technologique de la ville de Rosso, Chamekh Mbark, et le directeur de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, Abdelaziz El Hraïgui, en présence du ministre mauritanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Yacoub Amine, ainsi que de l’ambassadeur du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar.

Le premier accord, financé par la Banque islamique de développement, porte sur le renforcement de l’offre locale de l’enseignement supérieur à travers la création d’une école de formation des ingénieurs agronomes dans la ville de Kaédi et d’une école vétérinaire dans la ville de Néma.

Cet accord vise à soutenir les capacités mauritaniennes en assurant un accompagnement technique et scientifique, l’élaboration des curricula et des programmes de formation propres aux deux établissements, tout en adoptant les meilleures normes internationales de formation, dans le respect des spécificités du contexte local et des exigences du développement en Mauritanie.

Il prévoit également la formation de 15 cadres au niveau du doctorat, qui constitueront, après un parcours de formation de quatre ans, le noyau du corps enseignant des deux institutions, ainsi que la formation continue et qualifiante du personnel administratif et technique, afin de garantir une gestion efficace conforme aux pratiques académiques et internationales les plus récentes.

Le second accord vise à renforcer la coopération entre l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et l’Institut supérieur de l’enseignement technologique de Rosso dans les domaines de la recherche scientifique, de l’innovation et du développement économique et social.

Il prévoit notamment la réalisation de projets de recherche conjoints, la valorisation et l’exploitation de leurs résultats, le partage des expériences réussies en matière de gestion administrative, pédagogique et financière, ainsi que l’accès aux bibliothèques et aux ressources documentaires, en plus du développement de l’enseignement à distance.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le directeur de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II a souligné que ces deux accords « constituent un modèle concret de la coopération Sud-Sud et de l’esprit de fraternité et de solidarité unissant les deux pays ».

Il a relevé que les défis communs auxquels font face le Maroc et la Mauritanie, notamment en matière de sécurité alimentaire, de développement rural et d’adaptation aux changements climatiques, exigent la formation de cadres qualifiés et un renforcement de la coopération entre les institutions académiques et scientifiques.

Dans ce cadre, Abdelaziz El Hraïgui a réaffirmé l’engagement de l’Institut à accompagner la mise en œuvre des deux accords à toutes leurs étapes et à mettre l’expertise accumulée par cette institution marocaine de référence « à la disposition de nos frères en Mauritanie, convaincus que l’investissement dans l’humain constitue le socle de tout développement durable ».

De son côté, l’ambassadeur du Maroc en Mauritanie a insisté sur l’importance du renforcement de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la formation des cadres supérieurs, notamment dans le secteur agricole (ingénieurs et vétérinaires). Il a souligné que la Mauritanie dispose d’importants atouts dans ce domaine, notamment des terres fertiles, des ressources en eau, un climat favorable, ainsi qu’un cheptel considérable.

Il a conclu que la formation de cadres compétents et qualifiés permettra de valoriser pleinement ces potentialités et de leur conférer une valeur ajoutée, en particulier en termes de productivité, appelant à une mobilisation commune pour la mise en œuvre des projets objet de ces accords « dans l’intérêt des deux pays et pour le renforcement des relations de coopération et de solidarité qui les unissent dans plusieurs domaines ».

La rédaction/Le7tv

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page