Tebboune insulte les Émirats Arabes Unis : Le régime Algérien s’en prend aux Émirats pour masquer ses propres échecs

Le régime militaire algérien donne une nouvelle fois la mesure de son isolement diplomatique et de sa fébrilité politique. Dans une sortie aussi agressive qu’inappropriée, le président Abdelmadjid Tebboune s’est livré à une attaque verbale d’une rare violence contre les Émirats arabes unis, qualifiés dans un langage méprisant de « mini-État », les accusant sans preuves crédibles d’ingérences électorales en Algérie.
Ces propos, tenus lors d’une interview diffusée par les médias publics algériens, ne relèvent ni de la diplomatie ni de la responsabilité d’un chef d’État. Ils traduisent avant tout l’embarras d’un pouvoir aux abois, incapable d’assumer ses propres défaillances politiques, économiques et institutionnelles, et cherchant des boucs émissaires extérieurs pour détourner l’attention d’une opinion publique de plus en plus désabusée.
Accuser un État souverain d’ingérence électorale tout en refusant toute transparence sur des scrutins largement contestés en interne relève de la contradiction flagrante. Le régime algérien, issu d’élections verrouillées, encadrées et dépourvues de réelle compétition démocratique, tente ainsi de se poser en victime alors qu’il nie depuis des décennies à son propre peuple le droit à une véritable alternance politique.
Plus grave encore, Abdelmadjid Tebboune a franchi un seuil supplémentaire en évoquant des menaces d’arbitrage international liées aux investissements émiratis en Algérie, adoptant un ton défiant et presque revanchard : « Qu’ils aillent à l’arbitrage ! ». Une déclaration révélatrice d’un climat d’insécurité juridique entretenu par le pouvoir algérien lui-même, qui fait fuir les investisseurs et fragilise davantage une économie déjà dépendante de la rente énergétique.
La décision précipitée d’Alger de dénoncer unilatéralement la convention aérienne liant les deux pays depuis 2013 s’inscrit dans cette logique de rupture impulsive, caractéristique d’un régime qui confond souveraineté avec isolement et fermeté avec agitation stérile. L’Algérie officielle préfère rompre des accords internationaux plutôt que de se remettre en question.
Derrière cette escalade verbale se cache une réalité plus profonde : celle d’un régime militaire incapable de proposer un projet politique crédible, vivant dans la hantise de toute influence extérieure, réelle ou fantasmée, et obsédé par le contrôle plutôt que par la réforme. En attaquant les Émirats arabes unis, Tebboune ne fait que révéler la fragilité d’un pouvoir qui gouverne par la tension permanente et la rhétorique de l’ennemi.
Ce nouvel épisode confirme une constante : tant que l’Algérie restera prisonnière d’un système dominé par les cercles militaires, elle continuera de multiplier les crises extérieures pour éviter d’affronter la seule question qui vaille vraiment — celle de la légitimité démocratique et de la responsabilité devant son propre peuple.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



