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Pétrole : L’Opep enfonce l’Algérie. Une décision catastrophique pour une économie déjà en ruines

Alors que l’économie algérienne tangue au bord de la faillite, étranglée par des années de mauvaise gouvernance, de dépendance chronique aux hydrocarbures et d’isolement régional croissant, voilà que tombe une décision qui risque de précipiter sa chute : l’Opep+, dominée par l’Arabie saoudite et la Russie, a décidé samedi d’augmenter massivement la production de pétrole pour le mois de juin. Un choix stratégique aux conséquences désastreuses pour Alger.

Au total, ce sont 411.000 barils par jour supplémentaires qui seront injectés sur un marché déjà saturé, écrasant encore davantage les prix du baril, pourtant déjà fragilisés. L’Algérie, qui n’a ni la force ni la volonté politique de diversifier son économie, subit cette décision de plein fouet, obligée de suivre le mouvement au risque d’être totalement marginalisée au sein du cartel.

Le pétrole algérien : dernière béquille d’un régime à l’agonie:

Pour le régime militaire algérien, cette annonce a l’effet d’un coup de poignard. Le pétrole constitue à lui seul plus de 90 % des recettes en devises du pays et plus de 60 % du budget de l’État. L’effondrement continu des cours ne fait qu’aggraver la situation d’un système déjà exsangue, incapable d’honorer ses engagements sociaux, de relancer l’investissement ou de freiner la fuite massive des cerveaux et des jeunes.

Contrairement aux Émirats arabes unis ou à l’Arabie saoudite qui ont su, chacun à leur manière, engager une transition économique tournée vers l’innovation, les énergies renouvelables et les infrastructures de classe mondiale, l’Algérie reste prisonnière d’un modèle rentier, opaque, archaïque et sclérosé.

Le naufrage d’un État dépendant et isolé:

Avec cette décision, Alger perd sur tous les fronts : elle est contrainte de pomper plus, pour gagner moins. Pire, cette hausse de production imposée par les poids lourds de l’Opep+ comme Ryad ou Moscou ne profite en rien à l’Algérie, qui n’a ni les moyens techniques pour augmenter significativement sa production, ni la capacité de stockage ou d’exportation moderne. Elle subit, encore une fois, les diktats sans pouvoir peser sur les décisions stratégiques.

En toile de fond, c’est l’illustration d’un régime en perte totale de souveraineté économique, qui tente désespérément de masquer son échec par un discours idéologique vide et des accusations ridicules envers des pays plus performants, plus modernes, et bien mieux gouvernés.

Vers un effondrement annoncé:

À court terme, les caisses de l’État algérien risquent de se vider à vitesse grand V. À moyen terme, l’absence de réformes structurelles et la dépendance mortelle à l’or noir condamnent le pays à une crise budgétaire majeure. À long terme, le peuple algérien sera une fois de plus le seul à payer le prix de l’incompétence, du populisme et de l’entêtement d’un régime qui refuse d’ouvrir les yeux.

En somme, cette décision de l’Opep+ est peut-être un tournant : elle révèle à quel point le pouvoir algérien est hors-jeu, incapable de défendre les intérêts de sa propre population dans une arène économique mondialisée. Le temps de la rente est terminé. Mais à Alger, on s’accroche encore à l’illusion… en attendant le naufrage final.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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