CAN : Quand l’arrogance Algérienne ternit le Football Africain

La rencontre entre l’Algérie et le Congo lors de la Coupe d’Afrique des Nations a laissé un goût amer, bien au-delà du simple résultat sportif. Une nouvelle fois, le football algérien s’est illustré non pas par le talent ou le fair-play, mais par une attitude méprisante et indigne, reflet d’un système politique en décomposition qui a fait de l’arrogance et du déni ses principales marques de fabrique.
Au cœur de la polémique, le comportement du joueur algérien Mohamed Amine Amoura, qui s’est publiquement moqué de l’un des supporters les plus emblématiques de la sélection congolaise. Ce supporter, connu à travers toute l’Afrique pour sa posture symbolique rappelant celle du leader indépendantiste Patrice Lumumba, incarne une mémoire historique, une fierté panafricaine et un hommage vivant à la dignité africaine. S’en moquer n’est pas un simple geste déplacé : c’est une insulte à l’histoire, à la mémoire collective et à l’esprit même du sport.
Ce geste n’est malheureusement pas un acte isolé. Il s’inscrit dans une série de comportements révélateurs d’un football algérien gangrené par l’arrogance, la victimisation permanente et l’absence de valeurs. À l’image du régime militaire qui gouverne l’Algérie d’une main de fer, certains joueurs semblent évoluer dans une culture de l’impunité et du mépris de l’autre, incapables d’accepter la compétition dans le respect.
Alors que la CAN devrait être une célébration de l’unité africaine, du dépassement de soi et du respect mutuel, ces dérives rappellent combien le sport peut être instrumentalisé par des systèmes politiques en crise, projetant leurs frustrations et leur violence symbolique sur les terrains de football.
Le contraste est saisissant : d’un côté, des supporters congolais porteurs de mémoire, de dignité et de passion sincère ; de l’autre, une attitude provocatrice et indigne, symptôme d’un malaise plus profond. Le football africain mérite mieux que ces comportements qui rabaissent la compétition et trahissent ses valeurs.
À l’heure où l’Algérie officielle s’enfonce dans l’isolement politique et le déni de ses propres échecs, ses représentants sportifs feraient bien de se souvenir que le football n’est ni un champ de revanche idéologique ni un exutoire à la faillite d’un régime, mais un espace de respect, d’humilité et de fraternité africaine.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



