L’Exécuteur Tango condamné à 30 ans de prison.

Ancien chef de guerre congolais,  Bosco Ntaganda à été condamné, jeudi par la cours d’appel internationale à une peine totale de 30 ans d’emprisonnement pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la RDC.

 « La Chambre a examiné la gravité des crimes respectifs et le degré de préjudice causé par chaque crime, ainsi que la culpabilité de M. Ntaganda, à savoir son degré d’intention et son degré de participation », a précisé la CPI dans un communiqué.

Dix-huit chefs d’accusation à l’encontre du Général

Son procès a débuté en septembre 2015, La CPI avait dressé à l’aide de témoignages un tableau épouvantable des exactions présumées commises sous les ordres de Ntaganda, comme des exécutions à coups de machette et des femmes enceintes éventrées.Ses crimes lui ont valu bien des surnoms, « Exécuteur Tango » ou « L’Exécuteur » et « Terminator ».

Ses crimes contre l’humanité étaient les suivants : meurtre et tentative de meurtre, viol, esclavage sexuel, persécution, transfert forcé de population et déportation. Pour ce qui est de ses crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, viol, esclavage sexuel, le fait d’ordonner le déplacement de la population civile, enrôlement et conscription d’enfants de moins de 15 ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités, attaques contre des biens protégés, et destruction de biens appartenant à l’adversaire.

Mais qui est Bosco Ntaganda?

 Ntaganda est un combattant rwandais devenu Général de l’armée de la République démocratique du Congo lors de la deuxième guerre du Congo. Différentes personnalités et associations avaient rassemblé des témoignages et appelé à punir les crimes perpétrés par Bosco Ntaganda .

Le premier mandat d’arrêt à son encontre a été délivré par la CPI le 13 juillet 2012, Bosco s’est finalement livré volontairement, le 18 mars 2013, à l’ambassade des États-Unis à Kigali.

Son procès a débuté en septembre 2015, La CPI avait dressé à l’aide de témoignages un tableau épouvantable des crimes présumées commis sous les ordres de Ntaganda, comme des exécutions à coups de machette et des femmes enceintes éventrées.

« la cruauté particulière » avec laquelle les crimes ont été commis, ainsi que « l’extrême vulnérabilité de ses victimes » ont été considérés par les juges comme circonstances aggravantes, ce qui a valu à TERMINATOTOR les 30 de prison.

                       

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