Economie et FinancePolitique

Économie: L’ALGÉRIE FACE À SES PIRES CAUCHEMARS !

Dépendante presque entièrement de la rente pétrolière, très vulnérable face à la volatilité du marché des hydrocarbures, confrontée à une crise sanitaire de plus en plus menaçante, voilà que l’Algérie voit s’approcher « une crise économique » d’une ampleur inimaginable !…

Les pays du G20 ont échoué, vendredi 10 avril, à se mettre d’accord sur une baisse de la production pétrolière après de longues tractations. Mais même en cas d’accord, l’Algérie est loin d’être tirée d’affaire. Cette mesure n’aurait qu’un impact de très courte durée sur les prix de l’or noir, qui lui, « ne vaut plus rien » à cause de la pandémie de Covid-19 !…

L’Algérie est « au bord d’un gouffre financier abyssal », et même le Président algérien l’a reconnu : « Nous constatons la vulnérabilité de l’économie algérienne en raison de notre négligence pendant des décennies à la libérer de la rente pétrolière » !…et d’ajouter: « Il est impératif de mettre un terme aux mauvaises pratiques inculquées pendant la période de l’aisance financière, à l’exemple du gaspillage et de l’esprit de « fainéantise » et de surconsommation » !…

Parmi les dangers énumérés par les experts financiers : un assèchement rapide des réserves de change, l’aggravation du déficit budgétaire et de la balance des paiements, une forte dévaluation du dinar et une poussée inflationniste et enfin, la récession économique et le chômage de masse !…

Les réserves de change pourraient s’épuiser à très très court terme, comme neige au soleil : « Le gouvernement n’a d’autre choix que d’élargir l’assiette fiscale, de recourir à l’endettement public et de négocier des prêts » !…

Afin de faire face à cette situation alarmante, le gouvernement algérien a annoncé une baisse de 30 % du budget de fonctionnement de l’État et une réduction de l’énorme facture des importations de 41 à 31 milliards de dollars par an !…

Nombreux sont les sceptiques qui doutent de la capacité de l’Algérie à attirer les investissements directs étrangers en raison de « la bureaucratie d’un autre âge, d’un système financier sclérosé et de la corruption » !…

En vérité, la pandémie du Covid-19, s’est simplement ajouté aux crises économique et politique, déjà présentes que traverse l’Algérie depuis le déclenchement du mouvement du « Hirak » de protestation populaire, le 22 février 2019 !…

Ce n’est pas seulement l’année 2020 qui est en procès, mais bien les 58 années depuis l’indépendance ; Des années de clientélisme, de corruption et de socialisme totalement stérile, qui sont en question en Algérie, un pays au bord de la rupture, qui va devoir faire face maintenant à ses pires cauchemars !…

Abderrazzak Boussaid /Le7tv

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer