Le triangle de Karpman

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Le mécanisme du jeu psychologique

On entre dans le triangle par n’importe quel côté, sachant que l’on peut changer de rôle à tout moment. Mais on a souvent un rôle qui domine plus souvent que les autres.

Les acteurs du jeu manquent complètement d’empathie et sont englués dans le rôle qu’ils endossent. Le jeu va offrir à chacun une identité qui remplit le vide. Les acteurs deviennent dépendants les uns des autres.
Le jeu créé le malaise et engendre la souffrance, quel que soit la position que l’on prenne.
Le rôle central est tenu par la Victime. Son blâme et sa culpabilité cimentent le jeu, laissant tourner en rond le processus qui n’a finalement jamais de solution, tant que les acteurs prennent un rôle.
Le triangle dramatique est alimenté par le changement de rôle. La Victime devient Bourreau ou Sauveur, Le Sauveur devient Victime ou Sauveur, etc…
L’interaction peut mettre en scène deux, trois ou plusieurs personnes.
Certaines personnes jouent le triangle tout seul avec tout le monde. Cela veut dire qu’il se place sur un rôle et sont toujours en quête d’un partenaire du jeu.

Comment identifier le rôle qu’on joue?

La Victime « Pauvre de moi ! »
Il s’agit d’une personne qui souffre. Cela se ressent sans cesse dans ses faits et gestes, mais surtout dans son discours intérieur : « je n’ai rien fait pour mériter ça », « je ne suis pas capable », « je n’ai pas de chance ». Cette personne développe une addiction au malheur, elle ne comprend pas pourquoi rien ne marche, elle est juste malchanceuse. Les critiques d’autrui la découragent et elle a très peu confiance en elle.

On distingue deux sortes de victimes :
1. La victime soumise : elle a besoin des autres pour se sentir exister. Elle ferait tout pour la reconnaissance de ses pairs. Mais elle ne s’aime pas, alors comment accepter d’être aimé ?
2. La victime rebelle : elle provoque, elle veut pousser les autres à bout, sa vie est un désastre mais c’est de la faute des autres. Elle a une aversion à la solitude et à l’abandon et se protège à l’aide d’une carapace de rebelle pour masquer sa peur. Elle teste son entourage. Combien de temps vont-ils tenir avant de m’abandonner ?

Le Persécuteur « Tout est de ta faute ! »
La personne qui a tendance à rabaisser, à critiquer, à blâmer les autres parce qu’ils ne sont pas à la hauteur de ses espérances. Le persécuteur entretient une relation conflictuelle avec la victime. Pour le persécuteur, la victime ne fait pas d’effort et se conforte dans sa position. Il considère alors que sans lui, les choses iraient très mal. Il est très (trop) responsable, se dit franc et direct et n’hésite pas à appuyer là où ça fait mal pour que le monde aille comme il l’entend.

Le Sauveur « Je vais vous aider »
C’est une personne qui se sent en position « haute
Il se pose en sauveur que les autres le veuillent ou non, alors qu’inconsciemment il ne veut sauver personne. Au contraire, il va maintenir la Victime dans son rôle de Victime et s’attendre à l’échec de son intervention. Le Sauveur se considère comme foncièrement bon.
Ses messages sont de ce type : « Racontez moi, je comprends tout », « Je me charge de tout », « À votre place, je… »

Sofia Ammor

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