Qui a détruit le Raja ?

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Ahmed Talal

Qui a détruit le Raja ?

Saisies de comptes,salaires impayés, centre de formation fermé… Une crise financière historique! On retrouve la chronique désastreuse du raja chaque semaine. Quelle en est la cause principale?

Tous les Rajaouis se souviennent des années glorieuses du Raja à la fin des années 80, des titres consécutifs nationaux et continentaux dans les années 90 et pendant le début des années 2000 jusqu’en 2013.

Le Raja de Casablanca était l’exemple à suivre au Maroc et en Afrique avec ses dirigeants, adhérents, et même ses encadrants.

Mohamed Aouzal, Ahmed Ammor, Abedsalam Hanat, Abedallah Rhallam, et Abdelhamid Souiri surnommé (les Houkama), tous ces présidents cités ont mené le raja au sommet avec des titres à l’échelle Continentale et Nationale.

Avec ces mêmes dirigeants l’équipe verte a connue une stabilité financière, sportif, ainsi que sur d’autres domaines relatifs à la gestion du club. D’autant plus que durant ces années là, le Raja était l’un des seuls club Marocain a avoir construit un centre de formation qui a porté ses fruits non seulement pour le Raja mais aussi pour les Clubs Marocains.

En 2012 le public Rajaoui a réclamé un changement de direction et de gestion en favorisant le fameux « Tifo Basta »

C’est là ou l’assemblée générale de 2012 a débuté, avec le jeune Mohamed Boudrika qui prit la place de l’Haj Hanat, Aussitôt intégré, avec l’aide du « camarde président » Rachid El Boussairi , le jeune président commence par recruter l’entraîneur le plus titré au Maroc Mohamed Fakhir.          Il enchaine avec le recrutement de « Salahdine Bassir » à la tète de la direction technique, et continue en recrutant les meilleurs joueurs du championnat Marocain.

Schéma parfait de commencement pour le président, titre de la coupe du trône, titre de la Botola, qualification à la coupe du Monde des clubs, le raja avec Boudrika était dans la bonne voie.

Mais l’eau ne coule jamais tranquille avec un fleuve aussi agité que celui du raja. Les problèmes commencent au début de la saison 2013/2014 durant la fameuse interview de Amine Rbati – ex captaine du Raja ,  lorsqu’ il dénonce l’achat des matchs par le Raja pour remporter le championnat Marocain.

Boudrika ainsi que son comité, dépose plainte contre Amine Rbati, et c’est ainsi que la nouvelle saison commence. En 2013/2014 le Raja va jusqu’en final de la coupe du trône encore une fois mais cette fois ci, les poulains de Fakhir perdent la finale contre les Jadidi à 1 mois du Mondialito.

Boudrika renvoie Mohamed Fakhir à quelques jour précédant la coupe du monde des clubs. C’est alors que Faouzi El Benzarti débarque, le raja arrive à la finale du Mondialto.                            El Benzarti prend un bel élan avec les vert avec plusieurs victoires consécutifs. L’entraîneur tunisien va jusqu’au bout pour décrocher encore une fois le titre du championnat Marocain.                          Le Raja perd bizarrement son dernier match à safi. C’est à ce moment là que la chute de l’aigle vert commence.

Dés lors que Boudrika a été élu le premier vice président de la fédération royale Marocaine de Football, le public Rajaoui a commencé à critiquer le choix de ce dernier.

Boudrika perd sa crédibilité avec le public Rajaoui, les deux dernières saisons étaient les pires saisons du Raja tant au niveau sportif que gestion du club en général.

Une avalanche de problèmes, Crise financière .. Problème avec la FRM, saisi du bus du raja, les huit clos, les recrutement élever pour des joueurs qui ne mérite pas de porté le maillot Rajaoui, les joueurs et entraîneurs étrangers qui dépose plainte à La fifa contre le Raja pour leur prime..   Boudrika n’a pas limité les sorties médiatique critiquant le club, rabaissant son rôle de président et non représentatifs de ce dernier.

Une conséquence dévastatrice , aboutissant à la perte des sponsors fidèle du club qui ne font plus confiance a Boudrika ni au Raja. La majorité des hôtels de Casablanca ne veulent plus accueillir l’équipe du raja au sein de leurs établissements dut aux nombreux chèques impayés du club. Un grand désordre au sein du comité de Boudrika.

Le public accuse Boudrika d’avoir entraîné le raja a un si bas niveau.                       

Arrivé à la crise de l’assemblée générale de la saison, pour seul but, de partir et de laisser le Raja en crise. Chose promise chose faite Boudrika laisse le Raja entre de trés mauvaise mains : ‘Hasbane ‘ est élu président.

Alors quel était le fait marquant de l’arrivée de Said Hasbane ?

Son élection n’a apporté aucune amélioration au sein du club,  outre une crise financière enflammé et accentué.

Les manifestations du public, les joueurs toujours pas payés.. Les adhérents disent STOP et ne veulent plus de ce ‘Hasbane’, il est temps pour le raja de prendre un nouveau souffle qui le mènera au sommet.
En 2018 Hasbane cède sa place au comité provisoire espérant que ce dernier remettra le Raja, ce club historique sur de meilleurs rails.

 

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