Le Premier Ministre Britannique Keir Starmer, annonce sa démission

Moins de deux ans après son arrivée au pouvoir, le Premier ministre travailliste Keir Starmer a annoncé lundi sa démission après des mois de pression, précisant qu’il resterait en poste jusqu’à la désignation de son successeur à la tête du Labour.
« Toutes les décisions que j’ai prises ont eu pour objectif de faire passer en premier le pays que j’aime. C’est pourquoi je vais démissionner de mon poste de président du Parti travailliste », a déclaré, le chef du gouvernement britannique lors d’un bref discours devant la porte du 10, Downing Street, ce lundi. Depuis plusieurs mois, Keir Starmer était impopulaire et résistait aux appels à démissionner. Mais sa position est devenue intenable après l’élection jeudi au Parlement de son rival au sein du Labour, Andy Burnham, désormais en position de briguer la direction du Parti travailliste et de Downing Street.
Les attentes étaient pourtant grandes à l’arrivée à Downing Street de cet ex-avocat, élu lors des élections législatives de juillet 2024, mettant fin à 14 années de gouvernements conservateurs. Mais, deux ans plus tard, le Royaume-Uni reste confronté à une économie apathique et à une forte hausse du coût de la vie. Keir Starmer a aussi commis des erreurs notables, comme celle de nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington. Neuf mois plus tard, celui-ci était limogé après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Début mai, le Labour a également subi une cuisante défaite à des élections locales, au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, intensifiant les critiques contre Keir Starmer au sein du parti.
Lors de l’annonce de sa démission, il a vanté son bilan sur l’économie, l’accès à la santé ou le soutien à l’Ukraine. Mais il a ajouté avoir entendu le message de son parti. « La question que mon parti se pose aujourd’hui est de savoir si je suis le mieux placé pour nous mener aux prochaines élections législatives. J’ai pris connaissance de la réponse de mon groupe parlementaire à cette question et j’accepte cette réponse », a-t-il déclaré.
Plusieurs noms circulent pour lui succéder, dont celui de l’ancien ministre de la Santé et de la Culture Andy Burnham. Populaire maire du Grand Manchester, il doit être officiellement investi député lundi vers 14h30. Une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste et prendre la tête du gouvernement. Surnommé le « roi du Nord », il a répété pendant la campagne des élections locales qu’il voulait « changer le Labour et le pays ».



