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Donald Trump a annoncé qu’un accord avec l’Iran a été conclu et que le détroit d’Ormuz sera ouvert dès vendredi prochain

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé dimanche 14 juin un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.

Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, médiateur clé dans le conflit. Washington et Téhéran ont confirmé l’information peu après. « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », a écrit le président américain, Donald Trump, sur son réseau Truth Social.

Il ne s’agit pas d’un accord final. Dans le détail, le texte fixe les grandes lignes pour la paix avant une phase diplomatique de 60 jours destinée à résoudre des questions plus épineuses : l’avenir du programme nucléaire iranien, le sort des stocks d’uranium hautement enrichi, la levée progressive des sanctions américaines.

• Réouverture du détroit d’Ormuz dès vendredi

Pour le moment, le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n’a pas été rendu public. Donald Trump a néanmoins annoncé sur Truth Social la réouverture du détroit d’Ormuz dès vendredi. 

« J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain » et « que le pétrole coule à flots ! », s’est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage ».

En fin de matinée, lundi, l’agence Fars a cependant annoncé que l’Iran a ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit d’Ormuz. 

En réaction, Emmanuel Macron a déclaré sur X que la mission maritime internationale mise en place par la France et le Royaume-Uni était « prête à accompagner » la réouverture du détroit d’Ormuz.

• Un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban

L’accord prévoit par ailleurs « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », a déclaré sur la télévision d’État le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. 

Mais là encore, le doute plane. Pour cause, jamais mentionné, Israël semble avoir été mis devant le fait accompli. Quelques heures après l’annonce de l’accord, le ministre israélien de la Défense Israël Katz rétorquait ainsi qu’Israël a l’intention de maintenir ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée. « Le contrôle du territoire et le maintien des zones de sécurité figurent parmi les plus grandes réussites de l’armée israélienne (…) C’est pourquoi nous nous opposons à un retrait de l’armée du Liban, malgré toutes les pressions existantes et celles à venir », a déclaré Israël Katz dans un communiqué.

Le ministre de la Défense israélien a également mis en garde l’Iran, affirmant qu’Israël riposterait avec « toute sa force » si la République islamique l’attaquait en réponse à ses opérations militaires au Liban.

Dimanche, un raid israélien qui a fait trois morts dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, avait déjà failli faire tout capoter. Cette attaque israélienne « n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier », en référence à ses 80 ans, avait tonné Donald Trump sur Truth Social.

• Des avoirs iraniens débloqués ?

L’agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d’un texte, qui n’a pas été confirmé officiellement, selon lequel l’accord prévoit « le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours », dont la moitié avant le début des pourparlers.

• Soixante jours de négociation diplomatiques

Mais surtout, les négociations pour la paix paraissent loin d’être achevées tant des questions épineuses restent sur la table. Parmi elles, l’avenir du programme nucléaire iranien, le sort des stocks d’uranium hautement enrichi, la levée progressive des sanctions américaines.

Dans des déclarations au New York Times, Donald Trump a indiqué qu’un volet des négociations porte sur l’acceptation par l’Iran d’un moratoire de 20 ans sur l’enrichissement d’uranium, laissant entendre qu’un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.

Dans un communiqué, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie se sont d’ailleurs déclarés « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire »

La rédaction/Le7tv

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