Maroc – Union Européenne : Signature de trois nouveaux projets pour soutenir les industries culturelles et créatives

Trois nouveaux projets ont été signés ce mardi à Rabat dans le cadre du programme de soutien aux industries culturelles et créatives au Maroc, mis en œuvre dans le cadre de la coopération entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne.
La cérémonie de signature a été présidée par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, ainsi que par l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Patricia Llombart Cussac, en présence des représentants de la fondation Africalia, de l’Institut culturel allemand Goethe et de la Fondation Hiba.
Ces projets visent à renforcer l’écosystème des industries culturelles et créatives au Maroc en tant que levier de développement économique et d’inclusion sociale des jeunes.
Un soutien direct aux jeunes créateurs marocains
Les trois initiatives, sélectionnées dans le cadre d’un appel à projets, ont pour objectif d’accompagner directement les jeunes créateurs marocains à travers l’encadrement de leurs projets, le développement de créations conjointes avec des partenaires européens et un meilleur accès à l’information et aux opportunités professionnelles.
Le premier projet, intitulé « Iqlaa pour l’accélération culturelle », est porté par Africalia en partenariat avec la Fondation Hiba et l’Institut français. Il ambitionne d’accompagner les jeunes entreprises opérant dans les industries culturelles et créatives, afin de renforcer leur structuration et d’assurer leur viabilité économique.
Le deuxième projet, « Hi-Fenn Connect, Create, Resonate », conduit par l’Institut Goethe en collaboration avec la Fondation Ali Zaoua et Wallonie Bruxelles, vise à consolider les échanges entre les écosystèmes créatifs marocains et européens, à travers l’encouragement de la co-création, du partage d’expertise et de partenariats concrets.
Quant au troisième projet, « Creative Morocco Gate », porté par la Fondation Hiba et l’Association des radios et télévisions indépendantes, il a pour objectif d’offrir une plateforme de soutien aux entrepreneurs culturels, de faciliter l’accès à l’information, de renforcer les réseaux professionnels et de créer de nouvelles opportunités de développement.
La culture comme moteur de développement économique
Dans son allocution, Mohamed Mehdi Bensaid a souligné que le partenariat entre le Maroc et l’Union européenne reflète la solidité des relations entre les deux parties dans plusieurs domaines, qu’ils soient politiques, diplomatiques ou culturels.
Le ministre a affirmé que la coopération dans les secteurs de la jeunesse et de la culture s’inscrit pleinement dans la vision éclairée de Mohammed VI, ainsi que dans les orientations stratégiques des pays membres de l’Union européenne.
Il a également rappelé que les industries culturelles et créatives représentent aujourd’hui un véritable moteur de croissance économique à l’échelle mondiale, contribuant de manière significative au développement de nombreuses économies.
Dans cette dynamique, le Maroc œuvre à la mise en place d’une stratégie ambitieuse destinée à renforcer le rayonnement de la culture marocaine sur les marchés internationaux.
Une vision commune autour de l’innovation et de la jeunesse
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc a souligné que cette signature s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre le Royaume et l’Union européenne, mettant en avant l’importance de la coopération avec les acteurs associatifs et les instituts culturels européens.
Il a indiqué que cette dynamique se traduit par des projets communs innovants, notamment le Salon marocain de l’industrie du jeu vidéo, devenu un espace important de valorisation des talents marocains émergents.
Selon lui, ces nouveaux projets illustrent une ambition commune fondée sur le soutien à l’innovation, à la créativité et à l’autonomisation des jeunes, tout en favorisant le développement d’écosystèmes culturels solides et durables.
À travers ces trois initiatives, le Maroc et l’Union européenne réaffirment ainsi leur volonté commune de bâtir une économie créative pérenne, portée par la coopération entre institutions publiques, secteur privé et tissu associatif.



