Sahara Marocain: La fin des illusions du régime algérien face à l’ascension diplomatique du Maroc

Depuis plusieurs décennies, le pouvoir militaro-politique algérien a construit une grande partie de sa doctrine régionale autour d’un axe unique : l’hostilité envers le Maroc. Une stratégie fondée sur la victimisation permanente, la propagande idéologique et le soutien à une logique séparatiste devenue aujourd’hui, aux yeux d’une large partie de la communauté internationale, totalement dépassée par les réalités géopolitiques et diplomatiques.
Mais à mesure que le Maroc consolide ses acquis diplomatiques, économiques et stratégiques, le régime algérien semble entrer dans une phase de profond désarroi politique. L’évolution du dossier du Sahara Marocain, marquée par un soutien international croissant au plan d’autonomie proposé par Rabat, met progressivement à nu les limites d’une doctrine bâtie davantage sur l’obsession anti-marocaine que sur une véritable vision de développement régional.
Pendant des années, Alger a mobilisé d’importantes ressources financières, diplomatiques et médiatiques pour entretenir un conflit artificiel et soutenir une organisation séparatiste devenue incapable de convaincre sur la scène internationale. Pendant que le Maroc investissait dans ses provinces du Sud, développait ses infrastructures et renforçait ses partenariats stratégiques avec les grandes puissances mondiales, le régime algérien s’enfermait dans une rhétorique figée héritée de la guerre froide.
Aujourd’hui, le contraste est saisissant. D’un côté, un Maroc qui s’impose comme une puissance régionale stable, attractive et tournée vers l’avenir. De l’autre, un régime algérien prisonnier d’un logiciel politique dépassé, alimenté par la peur du voisin marocain et la nécessité permanente de désigner un ennemi extérieur pour justifier ses propres blocages internes.
La crise économique, le manque de diversification industrielle, la dépendance chronique aux hydrocarbures et l’absence de perspectives pour une grande partie de la jeunesse algérienne ont progressivement fragilisé le récit officiel entretenu par le pouvoir. Face à ces difficultés structurelles, la question du Sahara a longtemps servi d’outil de diversion politique et de levier de mobilisation nationaliste.
Cependant, les récents signaux diplomatiques montrent que cette stratégie atteint désormais ses limites. Les déclarations plus nuancées des autorités algériennes sur la “légalité internationale”, ainsi que les tentatives de rapprochement avec certaines capitales occidentales, traduisent une réalité difficile à masquer : le régime commence à prendre conscience que le rapport de force diplomatique a profondément changé en faveur du Maroc.
La reconnaissance croissante de la souveraineté marocaine sur le Sahara par plusieurs puissances internationales a profondément isolé Alger sur ce dossier. Même au sein de nombreuses chancelleries autrefois prudentes, le plan d’autonomie marocain est désormais considéré comme la seule solution crédible, réaliste et viable pour mettre fin définitivement à ce conflit régional.
Cette évolution place le pouvoir algérien devant une équation délicate. Continuer l’escalade au risque d’un isolement diplomatique encore plus grand, ou amorcer une réorientation stratégique qui impliquerait de reconnaître implicitement l’échec de décennies de confrontation indirecte avec le Maroc.
Pendant que l’Algérie consacre une énergie considérable à alimenter les tensions régionales, le Maroc multiplie les partenariats économiques avec l’Europe, l’Afrique, les États-Unis et les pays du Golfe. Le Royaume s’impose aujourd’hui comme une plateforme incontournable pour les investissements, les échanges commerciaux et les projets stratégiques reliant l’Afrique à l’Europe.
Plus le Maroc consolide son positionnement international, plus apparaît au grand jour l’échec d’une stratégie algérienne qui, pendant des décennies, a préféré investir dans les conflits plutôt que dans l’avenir de son propre peuple.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



