Le journaliste Ahmed Talal dénonce les sanctions « trop indulgentes, contradictoires et scandaleuses » de la CAF après la Finale Maroc–Sénégal

Le directeur du média Le7tv, Ahmed Talal, est intervenu en anglais pour commenter la décision rendue par la commission de discipline de la Confédération Africaine de Football (CAF) à la suite des graves incidents ayant marqué la finale de la CAN opposant le Maroc au Sénégal, le 18 janvier dernier.
Dans une analyse largement relayée sur les réseaux et plateformes sportives, Ahmed Talal a vivement critiqué un verdict qu’il juge « incohérent, trop indulgent et préjudiciable à l’image du football africain ».
Selon lui, la décision de la CAF ne reflète ni la gravité des événements ni la responsabilité des principaux acteurs impliqués, notamment le sélectionneur sénégalais, qu’il considère comme le principal déclencheur des incidents.
Talal rappelle que le coach sénégalais a appelé ses joueurs à quitter la pelouse en pleine finale continentale, provoquant une interruption prolongée de la rencontre et créant une tension extrême dans le stade. Cette décision, explique-t-il, aurait contribué à enflammer la situation en tribunes, certains supporters sénégalais s’en prenant ensuite aux services de sécurité et aux stadiers, dont plusieurs auraient été blessés lors des échauffourées.
Le journaliste souligne également que l’attitude du sélectionneur après la rencontre n’a pas contribué à apaiser les tensions, évoquant une conférence de presse d’après-match marquée, selon lui, par une attitude provocatrice à l’égard de certains journalistes.
Pour Ahmed Talal, la CAF a manqué une occasion majeure d’envoyer un message fort en matière de discipline et de respect des règles. Il estime que l’instance continentale donne au contraire un signal dangereux pour l’avenir des compétitions africaines.
Selon lui, cette décision crée désormais un précédent inquiétant : toute équipe estimant avoir subi une injustice arbitrale pourrait être tentée de quitter le terrain sans craindre de lourdes conséquences sportives, puisque les sanctions se limitent essentiellement à des amendes financières et à des suspensions individuelles relativement courtes.
Ahmed Talal estime qu’une sanction beaucoup plus lourde aurait dû être prononcée contre le principal responsable des événements, allant jusqu’à deux ou trois années de suspension afin de préserver l’intégrité des compétitions africaines. Or, au lieu de cela, le sélectionneur sénégalais n’a écopé que d’une suspension de cinq matchs, une mesure jugée très insuffisante au regard de la gravité des faits.
Le directeur de Le7tv a également indiqué que, face à ce qu’il considère comme des sanctions scandaleusement indulgentes, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) se réserve désormais le droit de porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), afin de contester une décision jugée injuste et insuffisante au regard des faits constatés.
Pour Ahmed Talal, cette issue illustre un malaise plus profond : si les organes disciplinaires africains ne parviennent pas à imposer des règles claires et des sanctions dissuasives, la crédibilité des compétitions continentales risque d’être durablement fragilisée.
Son intervention se conclut sur un avertissement clair : sans cohérence disciplinaire et sans décisions exemplaires, des incidents similaires pourraient se reproduire, au détriment du développement et de l’image du football africain sur la scène internationale.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



