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Iran : Le Prince Reza Pahlavi, appelle les manifestants à « se préparer à conquérir » les centres-villes

Le régime théocratique iranien vacille sous le poids de sa propre violence. Alors qu’une contestation populaire d’ampleur inédite embrase l’Iran, Reza Pahlavi, fils du dernier chah et figure centrale de l’opposition en exil, a lancé un appel frontal à la reprise de l’espace public face à un pouvoir religieux qu’il accuse d’avoir confisqué la nation par la peur, le sang et la répression.

Dans un message diffusé sur le réseau X, le Prince Reza Pahlavi a exhorté les Iraniens à descendre massivement dans les rues les 10 et 11 janvier dès 18 heures, munis de symboles nationaux, afin de reprendre possession des centres-villes, aujourd’hui transformés par les mollahs en zones militarisées. L’objectif affiché n’est plus la simple protestation, mais la reconquête pacifique de l’espace public, confisqué depuis des décennies par une caste idéologique sourde aux aspirations du peuple.

L’héritier de la monarchie renversée en 1979 a également appelé les travailleurs des secteurs vitaux — pétrole, gaz, énergie, transports — à déclencher une grève nationale, véritable talon d’Achille d’un régime qui ne survit que grâce à la rente et à la coercition. Il a enjoint les forces de sécurité et les jeunes enrôlés de force dans l’appareil répressif à cesser de servir une machine qui tire sur ses propres enfants.

Face à cette mobilisation, la réponse du pouvoir islamiste est restée fidèle à son ADN : coupure totale d’Internet, tirs à balles réelles, arrestations massives et discours haineux. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 51 personnes, dont neuf enfants, ont été tuées en une seule journée. Un bilan qui illustre une fois de plus la nature profondément violente d’un régime qui gouverne par la terreur.

Le Guide suprême Ali Khamenei, enfermé dans sa rhétorique paranoïaque, a qualifié les manifestants de « saboteurs » et de « vandales », refusant toute remise en question et confirmant l’aveuglement d’un pouvoir coupé de la réalité sociale. Cette posture intransigeante contraste avec l’ampleur du soulèvement, le plus important depuis les manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini en 2022, symbole mondial de l’oppression infligée aux femmes iraniennes.

Sur la scène internationale, le soutien au peuple iranien s’affirme. Les États-Unis ont publiquement averti Téhéran, tandis que Reza Pahlavi a déclaré se tenir prêt à rentrer en Iran lorsque le régime s’effondrera, affirmant que ce moment est désormais proche.

Ce qui se joue aujourd’hui en Iran dépasse une simple crise sociale : c’est le rejet massif d’un système islamiste autoritaire qui a étouffé un grand peuple, dilapidé ses richesses et transformé la religion en instrument de domination politique. Les mollahs font désormais face à une réalité qu’ils ne peuvent plus masquer.

Abderrazzak Boussaid/Le7tv

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