COURAGE…FUYONS ! OU QUAND « L’ALGÉRIE DES CAPORAUX » SE VIDE DE SES ENFANTS
un article de Abderrazzak Boussaid

L’Algérie vit décidément une époque très triste : Même « les gardiens du temple militaire » préfèrent plier bagage et quitter le navire qui coule. Après l’épisode pathétique des adolescents qui ont fui vers l’Espagne à bord d’un bateau de fortune, voilà que le « super-espion » maison, le Général Abdelkader Haddad, plus connu sous son sinistre surnom de « Nacer El-Djen », ex-patron des renseignements algériens et surtout le principal criminel de guerre pendant la décennie noire des années 90, a lui aussi pris ses jambes à son cou pour trouver refuge…en Espagne !…
Un symbole éclatant de ce régime à bout de souffle, où le mot d’ordre semble être devenu : Sauve-qui-peut !… Quand la jeunesse prend la mer pour échapper au désespoir et que les Généraux (de simples Caporaux promus, en fait), censés incarner force et autorité, désertent leurs propres casernes, c’est toute une nation qui s’effondre sous le poids des mensonges et de l’incompétence !…
Car enfin, que vaut un « État » quand ses dirigeants abandonnent leur pays en plein effondrement économique et social ? Le régime militaire algérien, habitué à faire croire à des victoires imaginaires et à des succès diplomatiques fictifs, se retrouve ridiculisé par la trahison silencieuse de l’un de ses « piliers de la torture » !…
Le peuple, lui, n’a pas besoin d’un service de renseignement pour comprendre la vérité : quand tout le monde rêve de fuir, des gamins jusqu’à ses hauts-gradés, c’est bien que l’Algérie est devenue une prison à ciel ouvert, gouvernée par une junte qui ne croit plus à ses propres fables !…
Pendant que Tebboune, le « Clown d’Alger », invente une Algérie membre du G20, ses « Caporaux » s’inventent des vies d’exilés dorés en Europe. Quelle ironie : ceux qui traquent « les harragas » fuient désormais comme eux et avec eux,…mais avec un passeport diplomatique et un compte bien garni !…
Le mot de la fin ? Un régime qui ne retient plus ni ses enfants ni ses chefs est condamné à ne retenir personne. COURAGE…FUYONS ! Voilà peut-être la seule politique nationale qui fonctionne encore en Algérie.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



