Casablanca : Le projet de l’Avenue Royale doté d’une enveloppe de 2 milliards de dirhams

Après près de vingt ans d’attente et de reports successifs, le projet emblématique de l’Avenue Royale à Casablanca connaît enfin un nouveau souffle. Le conseil communal de la métropole a adopté, mardi, une convention stratégique dotée d’une enveloppe de 2 milliards de dirhams, ouvrant la voie à la concrétisation de ce chantier urbain majeur.
Cette décision, approuvée par 91 conseillers sur 92 lors d’une session extraordinaire convoquée par le wali de la région, met fin aux blocages juridiques et financiers qui paralysaient le dossier. Elle prévoit notamment le transfert des actifs et des prérogatives de la société SONADAC vers la commune et la société publique Casablanca Iskane et Équipements, chargée de piloter le projet.
Un chantier à forte dimension sociale:
Au cœur de l’opération, le relogement de près de 16.000 familles et de 2.500 commerçants constitue l’un des volets les plus sensibles. Ces ménages bénéficieront de logements sociaux construits par Casablanca Iskane et Équipements, en partenariat avec des promoteurs privés sélectionnés sur appel à manifestation d’intérêt. Les coûts du relogement seront entièrement pris en charge par l’État et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), préservant ainsi les finances de la commune.
Réorganisation foncière et nouveaux équipements:
Sur le plan foncier, SONADAC cédera gratuitement plusieurs terrains et actifs stratégiques à la commune : le Souk Kriaa, le Souk Laayoune, les terrains de Béchar El Khair, le site de la nouvelle Corniche, ainsi que des lots destinés à accueillir des équipements publics dans les quartiers Ennassim et Islane. En parallèle, la société apportera une contribution financière semestrielle de 250 millions de dirhams jusqu’en 2029, assortie d’un versement immédiat de 12,79 millions de dirhams pour accélérer les premières démolitions.
Une vitrine urbaine et écologique pour Casablanca:
L’ambition du projet dépasse largement la réorganisation foncière. L’Avenue Royale, qui reliera la mosquée Hassan II au boulevard Mohammed V, doit devenir un axe prestigieux, vitrine architecturale et paysagère de la capitale économique. Son pilier écologique sera la création d’un parc urbain de 50 hectares, appelé à devenir le plus grand espace vert de la ville et à renforcer l’offre de loisirs dans une logique de durabilité.
Un projet symbolique en vue de 2030:
Pour la maire de Casablanca, Nabila Rmili, cette convention représente « un moment historique » : « Ce chantier longtemps différé verra enfin le jour sous ce mandat. Il associe relogement social, aménagement urbain et développement durable, offrant à la ville une transformation sans précédent. »
Avec une programmation étalée jusqu’en 2029 et une enveloppe globale de 2 milliards de dirhams, le projet de l’Avenue Royale se présente comme l’un des leviers les plus importants de la modernisation de Casablanca. Il porte une charge sociale, économique et symbolique majeure, au moment où la métropole se prépare à accueillir la Coupe du monde 2030 et à affirmer son statut de vitrine du Maroc moderne.
La rédaction/Le7tv



