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L’Observatoire National des Études Stratégiques appelle à classer le Polisario parmi les organisations terroristes

L’Observatoire National des Études Stratégiques a appelé tous les pays amis et partenaires du Maroc à adopter, au sein de leurs institutions législatives, des initiatives visant à classer le Polisario comme organisation terroriste.

Dans un communiqué publié ce lundi, l’Observatoire a demandé à ces pays de mettre en place des cadres juridiques permettant de criminaliser les activités de ce mouvement et de couper ses sources de financement.

Le communiqué exprime ses inquiétudes face à ce qu’il qualifie de « développements liés aux activités menaçant la sécurité et la stabilité menées par ce qu’on appelle le Polisario », lesquelles représenteraient « un danger réel aux niveaux régional et international, en raison de son implication dans des attaques systématiques contre des civils, sa participation à des réseaux de trafic d’armes et de drogue, ainsi que le recrutement d’enfants et la coordination avec des organisations terroristes actives dans la région du Sahel africain ».

Le texte poursuit : « Les Marocains apprécient hautement l’initiative récemment lancée au sein du Congrès américain autour d’un projet de loi visant à classer le Front Polisario comme organisation terroriste, considérant qu’il s’agit d’une étape constructive qui s’inscrit dans les efforts internationaux visant à lutter contre le terrorisme et à limiter les tendances séparatistes soutenues par des acteurs extérieurs. »

Dans ce contexte, Mohamed Tayyar, président de l’Observatoire National des Études Stratégiques, a déclaré que « l’importance de promouvoir des initiatives législatives dans les pays du monde pour classer le Polisario comme organisation terroriste se manifeste à plusieurs niveaux interconnectés, notamment juridique, politique, sécuritaire et diplomatique ».

Sur le plan juridique, Tayyar explique qu’il s’agit « de donner une légitimité légale à la position marocaine : lorsque les parlements ou les gouvernements de certains pays adoptent des décisions ou lois inscrivant le Polisario sur les listes terroristes, la position marocaine dans les forums internationaux bénéficie alors d’un soutien législatif émanant de l’étranger ».

Il ajoute que ce classement permet à ces pays « d’appliquer leurs lois de lutte contre le terrorisme, incluant le gel des avoirs du front, l’interdiction de ses activités et la restriction de déplacement de ses dirigeants. Ainsi, tout financement ou coopération avec le front devient un crime passible de poursuites dans ces États ». Sur le plan sécuritaire et stratégique, cela « réduit considérablement la capacité du mouvement à agir au-delà des frontières, car son inscription comme organisation terroriste empêche sa libre circulation dans différentes zones et resserre l’étau sur ses réseaux logistiques », précise-t-il.

Selon Tayyar, cette mesure facilite aussi « l’intégration du dossier dans le cadre de la guerre mondiale contre le terrorisme », ce qui fait que « toute activité du front est considérée comme faisant partie d’une menace sécuritaire internationale et non plus comme un simple conflit régional ».

Sur le plan politique et diplomatique, Tayyar souligne que « classer le Polisario comme organisation terroriste conduit à son isolement diplomatique : lorsque de nombreux pays adoptent cette position, les marges de manœuvre politique du front se réduisent et il lui devient difficile d’obtenir un soutien public ».

L’expert en sécurité ajoute : « Ce classement exerce également une pression politique et médiatique sur les États ou entités qui le soutiennent. »

Il note enfin que, sur le plan diplomatique, « l’impact se traduit par un changement du discours international : on passe d’un récit axé sur le prétendu “droit à l’autodétermination” à une question de “lutte contre le terrorisme” », un changement narratif qui sert la cause marocaine.

Sur le plan médiatique et symbolique, « cela signifie aussi un changement dans l’image perçue : le classement inscrit le nom du Polisario dans la catégorie des groupes violents plutôt que celle des mouvements politiques, ce qui influence l’opinion publique internationale », conclut Tayyar, estimant que chaque pays ajoutant le Polisario à sa liste terroriste constitue un nouvel atout exploitable dans le discours médiatique et diplomatique.

La rédaction/Le7tv

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