Effondrement des cours du pétrole : L’économie Algérienne rattrapée par sa dépendance, à 98%, aux hydrocarbures

Alors que les cours du pétrole amorcent une nouvelle baisse ce lundi 4 août 2025 sur les marchés mondiaux, la fragilité de l’économie algérienne, lourdement dépendante des hydrocarbures, est une fois de plus cruellement mise à nu. Une économie prisonnière d’un modèle dépassé, entièrement tributaire des exportations de pétrole et de gaz, dans un monde qui évolue vers les énergies renouvelables et la diversification économique.
Selon les données de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole et ses alliés (OPEP+), dont l’Algérie est un membre docile, une hausse de production de 547.000 barils par jour a été annoncée pour septembre 2025. Cette décision a provoqué un recul immédiat des prix sur les marchés : le Brent chute à 68,87 dollars le baril, et le WTI tombe à 66,51 dollars.
Or, pour un régime dont 98% des recettes d’exportation proviennent des hydrocarbures, chaque baisse du baril est une secousse sismique dans les fondations d’un État incapable de se réformer. Le système algérien repose entièrement sur une rente pétrolière volage, captée par une élite bureaucratique et militaire qui refuse de diversifier l’économie, d’ouvrir le pays à l’investissement privé ou encore de favoriser l’entrepreneuriat local.
Les discours pompeux sur le « développement national » cachent mal la réalité : le budget de l’État, les subventions sociales, l’importation des biens de consommation, le financement des institutions, tout dépend du pétrole. À la moindre turbulence sur les marchés, c’est tout le pays qui vacille, exposé aux pires scénarios économiques et sociaux.
Pire encore, l’Algérie s’enferme dans une politique étrangère anachronique, injectant des millions de dollars dans des causes idéologiques stériles, comme celle du Polisario, au lieu de se concentrer sur l’avenir de sa jeunesse, le développement des infrastructures ou la modernisation de ses secteurs productifs.
À l’heure où le Maroc, son voisin et rival, multiplie les succès économiques et diplomatiques, attirant les investisseurs dans les énergies renouvelables, le textile, l’automobile et les technologies, l’Algérie reste engluée dans un modèle soviétique moribond, incapable de penser l’après-pétrole.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv



