Le rôle de la diplomatie judiciaire dans la défense des causes nationales mis en avant à Dakhla

Le rôle de la diplomatie judiciaire dans la défense des causes nationales mis en avant à Dakhla

L’importance de la dimension diplomatique dans l’action menée par les magistrats et les juristes pour défendre les différentes causes nationales a été au centre d’un colloque organisé, jeudi à Dakhla, par l’Association des barreaux du Maroc (ABAM) et l’Ordre des avocats près des Cours d’appel d’Agadir, Guelmim,et Laâyoune.
Lors de ce colloque initié en partenariat avec le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et la présidence du Ministère public sous le thème “La diplomatie parallèle et son rôle primordial à la faveur des causes nationales”, les panélistes ont mis l’accent sur le rôle des instances judiciaires et juridiques dans la défense de l’intégrité territoriale, tout en saluant les progrès réalisés par le Royaume dans différents domaines.
Ainsi, le premier président de la Cour de cassation, président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Mustapha Fares a souligné que la responsabilité du pouvoir judiciaire s’avère de plus en plus importante en matière de diplomatie parallèle. Il s’agit notamment de mettre en avant les arguments scientifiques requis et les documents et preuves purement juridiques et d’utiliser les divers mécanismes de communication lors des forums mondiaux en vue de renforcer le soutien à la cause nationale, mettre à nu les thèses séparatistes et contrer les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.
M. Fares a dans ce sens mis l’accent sur le rôle du pouvoir judiciaire en matière d’accompagnement des réformes et chantiers d’envergure menés sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, en particulier ceux qui reposent sur la mise en place d’un pouvoir judiciaire indépendant garantissant les droits et libertés et consacrant les choix sociétales conformément à la Constitution de 2011.
Il a en outre rappelé les rencontres bilatérales et multilatérales, tenues par l’institution du président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire avec de nombreux présidents de tribunaux et Conseils suprêmes du pouvoir judiciaire représentant plusieurs pays ou responsables d’organisations internationales spécialisées dans les domaines juridique, économique et des droits de l’Homme, ainsi qu’avec un grand nombre d’ambassadeurs de différents continents.
Ces rencontres, a-t-il expliqué, sont de natures à faire le point sur l’expérience marocaine en matière de l’indépendance du pouvoir judiciaire et ses effets positifs, en tant que garantie fondamentale de la sécurité dans ses diverses dimensions sociale, économique et celles liées aux droits humains.
De même, M. Fares a mis en exergue la pluralité des partenariats noués à cet effet, citant la signature d’un certain nombre de conventions de coopération et de mémorandums d’entente avec plus de 24 pays.
Pour sa part, le procureur général du Roi près la Cour de Cassation, président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui, a souligné que la diplomatie judiciaire figure parmi les outils diplomatiques modernes favorisant la défense de l’intégrité territoriale du Maroc et le renforcement de sa position légitime dans tous les foras et évènements internationaux.
Pour ce faire, la Présidence du ministère public s’est engagée à adopter et à mettre en œuvre une stratégie de communication et de proximité fondée sur des liens solides avec les autorités judiciaires étrangères et les instances et organisations internationales, a-t-il poursuivi, notant que cette politique a permis de tisser des liens ayant servi pour avancer les positions du Royaume et défendre la légitimité et la justesse des causes nationales.
Dans cette lignée, M. Abdennabaoui a fait savoir que le Ministère public veille depuis sa création à faire de la diplomatie parallèle l’une de ses priorités, par le biais de l’ouverture sur les autres institutions parallèles au niveau international et sur plusieurs organisations internationales homologues spécialisées dans le domaine de la justice.
A ce propos, il a rappelé que l’institution du ministère public a organisé et pris part à plusieurs conférences et colloques nationaux et internationaux en vue de défendre les causes nationales, citant la Conférence internationale de Marrakech sur la justice, (21-22 octobre), durant laquelle des entretiens et des conventions de partenariat ont eu lieu.
De son côté, le président de l’ABAM, Mohamed Ouidra, s’est arrêté sur la contribution des membres de l’Association à promouvoir la diplomatie parallèle, à faire connaître la civilisation et la culture marocaines et à défendre les intérêts du Maroc dans le monde entier, soulignant que l’association a mis à nu toutes les manœuvres ourdies et mensongères auxquelles se livrent désespérément les adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume dans les congrès des avocats organisés à l’étranger.
Dans ce cadre, M. Ouidra a fait savoir que l’ABAM a créé en septembre 2018 à Laâyoune “l’instance de défense nationale pour la diplomatie parallèle”, faisant savoir qu’elle est un organe chargé de défendre l’intégrité territorielle.
L’association a également donné corps au “Front national pour la défense de l’intégrité territoriale”, en application des recommandations de sa 28ème congrès qui s’est tenue à Saïdia en 2013, a-t-il fait observer.
Les autres intervenants se sont accordés sur le rôle grandissant de la diplomatie judiciaire en général, à travers des positions, des initiatives et des plaidoiries juridiques ayant contribué amplement à contrer les manoeuvres hourdies contre l’intégrité territoriale du Maroc.
Ils ont également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts des magistrats et juristes pour soutenir toutes les initiatives que la diplomatie parallèle peut concrétiser au service des différentes causes nationales.
Ont pris part à ce colloque, l’ancien ministre de la Justice et l’ex-ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU à Genève, Mohamed Aujjar, le wali de la région, gouverneur de la province d’Oued Eddahab, Lamine Benomar, des responsables judiciaires, des magistrats et des avocats, ainsi que des élus et chefs des services extérieurs et représentants d’institutions et instances civiles, politiques et économiques.

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