Le formation des imams s’inscrit dans l’engagement du Souverain à protéger la religion

La formation des Imams et Prédicatrices, mission pour laquelle Sa Majesté le Roi, Amir Al Mouminine, a créé l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams, Morchidines et Morchidates, s’inscrit dans l’engagement du Souverain à protéger la religion, a assuré, samedi à Rabat, le ministre des Habous et des Affaires Islamiques, M. Ahmed Toufiq.
SM le Roi, Amir Al-Mouminine (Commandeur des Croyants) a procédé, depuis son accession au Trône, à des réformes structurantes et introduit une dynamique de concordance entre les cadres institutionnels de gestion moderne et les finalités de la religion sous différents aspects, a souligné M. Toufiq dans une allocution à l’occasion de la visite effectuée par SM le Roi et Sa Sainteté le Pape François à l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams, Morchidines et Morchidates
La création de cet Institut par Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, constitue un des symboles forts d’une tradition ingénieuse et raffinée qui s’inspire des fondamentaux religieux de la Nation marocaine, tradition ancrée dans l’histoire et qui a la force et l’intelligence qui lui permettent de s’adapter aux aspirations des gens et aux finalités du message divin, a poursuivi M. Toufiq.

Et d’ajouter que “les composantes de cette tradition offrent ainsi les possibilités de forger un modèle de développement intégré, où l’homme se prend en charge tout en se sentant, dans ses états de force et de faiblesse, conforté par la présence permanente de Dieu, le Tout Puissant, le Tout Clément, le Tout Miséricordieux”.
M. Toufiq a, en outre, indiqué que le Maroc a préservé ce régime de l’Islam premier, notamment à travers l’institution d’Imarat Al Mouminine qui demeure fondée sur un contrat politico-social écrit, en vertu duquel le détenteur de la légitimité protège la religion de la Nation, sa sécurité et son ordre public.
Pour M. Toufiq, certaines problématiques majeures que rencontre la gestion de l’Islam ailleurs, trouvent leurs solutions dans le contexte de la Commanderie des Croyants.
Ces problématiques, a-t-il dit, sont liées à différents aspects de la religion, sa présence dans l’Etat, sa protection, son rapport à la politique, sa position par rapport à l’application de la chariâ, son attitude vis-à-vis des tendances rigoristes, sa vision des libertés et des valeurs universelles, sa réforme de l’enseignement religieux et enfin la place du leadership religieux dans ce système.
La présence de la religion dans la vie des gens est une nécessité philosophique et pratique, une réponse à la quête de sens, un besoin éthique et une source morale pour la nation, a fait savoir M. Toufiq, notant que la protection de la religion, stricto sensu, est assurée par un encadrement humain de théologiens et d’imams, et facilitée par l’offre d’un service rituel et éducatif adéquat.
Le ministre des Habous et des Affaires islamiques a affirmé, à ce propos, que les courants rigoristes, qui contestent à la religion sa dimension spirituelle, paraissent étrangers au Maroc, dans la mesure où l’institution d’Imarat Al-Mouminine “protège les courants soufis et particulièrement leurs valeurs sociales de solidarité et de compassion envers les nécessiteux, des valeurs comme celles prêchées par Sidi Belaabass, un saint célèbre de Marrakech, contemporain de Saint François d’Assise, qui prônait le don comme remède à tous les maux, et qui disait que la générosité influe sur les lois du monde”.
M. Toufiq a aussi indiqué que les oulémas, théologiens, observent la neutralité par rapport aux courants politiques. “Ils émettent des opinions légales sur des questions d’intérêt public”, a-t-il dit, citant à titre d’exemple la publication en 2007 par les oulémas d’un texte, unique en son genre, qui réfute d’une façon explicite les allégations des extrémistes.

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